Namur-Luxembourg

Pourquoi tant de discrétion sur ce grand projet ? En 2006, vous n'aviez même pas invité la presse pour les 100 ans du chantier naval.

Pour vivre heureux, vivons cachés. Pour le centenaire du chantier, nous avons fait un bowling entre nous. En fait, je n'ai aucune envie de faire croire à la presse que tout est rose. Ni envie de me plaindre.

Mais nous travaillons dans un secteur difficile. La concurrence est de plus en plus rude, celle de la Chine ou celle de la Roumanie notamment. Les prix de vente des bateaux sont en diminution constante tandis que le prix de l'acier ne cesse d'augmenter. Nous avons de plus en plus de mal à trouver du personnel.

Mais le chantier naval tient le choc. Comment fait-il ?

Notre chiffre d'affaires se situe entre 10 et 11 millions d'euros. Il est en légère augmentation depuis plusieurs années. C'est sans doute dû au fait que nous continuons de nous développer. Nous avons, par exemple, beaucoup investi pour construire "La Belle de l'Adriatique".

Pour rentabiliser, nous devrons construire d'autres bateaux de cette taille. Heureusement, Patrick Schmitter a déjà manifesté l'intention (à confirmer) d'en acquérir deux autres. Mais, outre la construction, nous réalisons aussi beaucoup de réparations et d'entretiens.

Plus de cent bateaux passent chez nous chaque année. En 2006, nous en avons délivré trois neufs : un grand et deux petits. Nous fournissons aussi des pièces métalliques aux carrières du Groupe Carmeuse et à quelques autres clients.

Avez-vous de nouveaux projets en tête ?

Nous pensons maintenant investir dans la construction de yachts. Cela nécessitera un gros effort, car c'est très différent de ce que nous faisons actuellement. Un yacht réclame beaucoup plus de finition. Mais il y a une forte demande et ce serait donc très porteur pour l'avenir du chantier naval.