Namur-Luxembourg

Le ministère public a requis jeudi à la chambre du conseil de Namur le renvoi de 24 personnes dans l'affaire Sotegec dans laquelle notamment d'anciens bourgmestres et échevins socialistes de Namur ainsi que des fonctionnaires de la Ville sont inquiétés pour avoir favorisé des sociétés dans l'obtention de marchés publics. Le dossier comptait 29 inculpés au départ.

"L'un est décédé. Il y a une demande de non-lieu total pour quatre d'entre eux et une demande de renvoi pour les 24 autres", selon la substitut du procureur du roi Ludivine Kerzmann. Quatre nouvelles audiences seront consacrées aux plaidoiries des conseils des inculpés: le 31 janvier et les 7, 21 et 28 février. La chambre du conseil déterminera ensuite s'il y a des charges suffisantes pour renvoyer ces personnes devant le tribunal correctionnel.

L'affaire Sotegec a débuté en mai 2006 quand le bourgmestre de l'époque, Bernard Anselme (ancienne majorité PS), avait été soupçonné de favoriser le bureau d'études Sotegec, dont sa compagne Rita Maillard était l'administratrice, pour l'obtention de marchés publics.

Parmi les autres inculpés, figurent l'ancien bourgmestre et échevin Jean-Louis Close, les deux anciens échevins Frédéric Laloux et Dominique Renier, le secrétaire communal Jean-Marie Van Bol, et l'ex-chef de corps de la police de Namur, Guy Jomaux.

Le bureau d'architectes Cerau, qui estime avoir été évincé d'un marché public, est la seule partie civile.