Namur-Luxembourg

Alix Leone a le vent en poupe. Ce 25 février, entourée de ses musiciens et d’autres chanteurs invités, elle donnera un concert qui s’annonce exceptionnel et festif dans la grande salle de la maison de la Culture.

D’une voix chaude, accompagnée ou non de sa guitare, la chanteuse namuroise fait des ricochets avec ses compositions. A 29 ans, elle a déjà le métier dans la peau. Faut dire qu’avec un père musicien et comédien, elle est tombée dedans quand elle était petite. Sans oublier son frère, Hugo Adam, qui par vents et marées l’accompagne de sa batterie et de ses percussions.

"J’ai toujours baigné là-dedans sans me prendre la tête. Vers 14-15 ans, je faisais de "vraies" chansons. Avec mon frère, j’organisais des petits groupes dans les garages, entre potes. C’était des groupes pour s’amuser comme font les ados. Puis j’ai laissé tomber et me suis concentrée sur le théâtre. J’ai fait des humanités musicales à l’IATA où il y avait une branche de "français parlé". C’était une bonne formation de base. Et puis j’ai fait l’IAD."

"C’est après l’IAD que j’ai voulu faire des chansons. Je fais aussi du théâtre action avec la Compagnie Maritime que dirige mon père. Avec le théâtre-action, on voit que cela avance, on fait bouger les prises de conscience. Mais mon chemin à moi c’est la musique. Comme dans toute démarche artistique, on s’engage. Etre artiste, c’est déjà un engagement Dans mes chansons, j’aime parler d’ambiances, d’atmosphères, d’états dans lesquels on peut être. Les mots réveillent chez les gens des émotions. Avec les mots, je sens que je ne suis pas toute seule. Je ressens cela avec Aragon ou certains chanteurs, cela résonne en moi et me parle vraiment. C’est ce qui me fait le plus de bien, de lire de la prose et me reconnaître dans des mots ou des chansons."

C’est à nous maintenant de nous reconnaître dans les chansons d’Alix Leone. "Mange des oranges", "Petit coma", "Je m’endimanche", "Les deux terres", résonnent dans nos têtes et balancent dans le corps. Les idées fourmillent dans la tête d’Alix et elle en profite. Son premier CD, "C’est là qu’on va" est sorti il y a un an grâce au gros coup de pouce de son premier prix aux Francofolies 2006. Et le second est déjà en bonne voie.

Alix a plein de nouvelles chansons à présenter. Parmi les titres inédits, on peut citer "Sur les flots", "Veux-tu de moi ?", "Les mers et l’émeraude". "La compo, c’est selon les périodes. Il y a des périodes inefficaces où il ne se passe rien, où rien ne me botte. Pour le moment, si je n’avais que cela à faire j’en ferais deux ou trois par jour. Parfois, je n’ai pas envie de composer alors que c’est mon métier. Quand c’est productif, j’en profite. Les moments charnières de vie, les moments difficiles, cela pousse à écrire. Cela me met dans une manière de voir le monde, dans une fragilité. Cela me fragilise dans le bon sens et les idées viennent."

Pour le concert du 25/02, Alix a invité Serge Dieudonné qui fera avec elle du flamenco ou Samir Barris avec qui elle chantera quelques titres. Il y a encore Li-lo, Bjorn Lidharta, et les trompettiste et saxophoniste Pierre Poucet et Cyril Thiry qui seront de la fête.

A court terme Alix a le projet de se produire dans une formule trio plus intimiste avec son frère et François Verrue, le bassiste d’Axelle Red "pour revenir à l’essentiel et tourner plus. Je veux me retrouver nue face à mes chansons. Cela me fait du bien de réassumer mes chansons. A force d’être à cinq, les chansons sont noyées Et pour drainer un public, il faut jouer en live dans des petites salles super qui ont un public friand de chansons françaises et où il faut être moins nombreux".

Ce jeudi 10/02 à 20h, dans la librairie Point Virgule à Namur, elle fera un petit set acoustique à l’occasion de la présentation du livre de son père Daniel Adam, "Une histoire tue".