Namur-Luxembourg

Lors des répartitions des compétences au sein du nouvel exécutif communal, il était apparu comme le grand perdant. Le président du CPAS sortant qui laissait sa place à l'Ecolo Defeyt, se serait bien vu échevin des Finances. Mais la logique des scores l'a placé 5e , l'excluant de ce fait de l'équipe. La pilule fut amère. On aurait pu croire qu'Etienne Allard allait présider la traditionnelle séance des voeux qui s'est tenue jeudi.

"Le temps d'officialiser cette nomination devant le prochain conseil communal, c'est seulement le 25 janvier que je serai désigné par le conseil du CPAS. Je n'étais pas présent aux voeux, et c'est normal. Je ne suis pas président, je ne suis plus conseiller CPAS, je n'y avais pas à m'y trouver. Cela fait partie d'une certaine éthique. Je m'inscrirai dans la continuité et poursuivre ce qui a été initié au CHR. L'outil a été transmis dans de bonnes conditions. Il est sain. Des collaborations avec les autres hôpitaux devront être mises au point, nécessairement pour rester performant avec moins. [...] Outre des économies d'énergie (les factures sont énormes), on pourra aussi réfléchir sur certains jetons de présence, et le nombre de réunions. Moi je fais déjà un effort, puisque j'aurai la moitié d'un traitement. Cela a été négocié dans le cadre de la nouvelle majorité. "Et au sein de l'hôpital ? "Il faut du personnel et du matériel performants. Mais on peut revoir les dépenses de pharmacie auprès des fournisseurs et mieux négocier les marchés avec les fournisseurs. Les recettes, il ne faut pas l'oublier, proviennent du prix de journée, donc du travail des médecins, et du personnel. Pour assurer un service de qualité, la qualité de l'accueil devra être améliorée. Cela passe par une meilleure communication auprès de la patientèle." Mieux respecter les durées de séjour, disait le président faisant fonction Dominique Notte ? "C'est tout le problème du financement C'est ce qui représente le financement de l'hôpital par l'Inami. Si on dépasse le nombre de jours d'hospitalisation admis, non seulement l'Inami ne finance pas le supplément mais applique une pénalité. Tout le monde n'est pas assez attentif à ces règles. Il importe au gestionnaire de les faire respecter. Il faudra faire comprendre aux médecins que des impératifs doivent être respectés sur ce plan-là, tout en restant humains. Il faut un maximum de communication, de dialogue et d'action avec le souhait d'aboutir à des consensus. Les intérêts des médecins ne sont pas les mêmes que ceux des délégations syndicales ou du gestionnaire."