Namur-Luxembourg

Ne dites plus Pédagogie Nomade mais bien Alter École. L’école secondaire alternative, installée depuis le mois d’octobre dans les locaux de la CF à Gouvy, change de nom. La résiliation de la convention avec l’ASBL Périple en la demeure de Limerlé n’a pas mis un point final au projet pilote de la CF. Actuellement, 42 élèves sont scolarisés.

En quoi Alter École se distingue-elle encore de l’enseignement traditionnel ? Réponse, en quatre temps d’Eric Etienne, porte-parole de la ministre Marie-Dominique Simonet. Primo : la cogestion. "L’élève et le professeur exercent le pouvoir réparti équitablement grâce et au sein du Conseil d’Institution. Il s’agit d’une égalité asymétrique : l’enseignant et l’élève n’ont pas des fonctions identiques."

Secundo : la cooptation. "Lors du recrutement, l’adhésion aux règles et au projet éducatif peut être un atout que seule l’équipe déjà constituée peut apprécier. Quelques enseignants de Limerlé n’ont pas rejoint le site de Gouvy. D’autres professeurs ont été cooptés par l’équipe en place."

Tertio : un accompagnement spécifique. "Tous les deux ou trois mois, des spécialistes dont des chercheurs de l’ULG décrivent l’état d’avancement. Au-delà de cela, il y a la volonté de créer une formation continue spécifique. Un troisième comité d’experts en pédagogie institutionnelle va bientôt être mis en place."

Quarto : le droit à l’errance. "L’élève peut choisir son chemin lors de son apprentissage. Il lui est possible, par exemple, de faire des recherches à la bibliothèque, de travailler seul ou en groupe. Un recadrage a été effectué, dans le sens où l’errance physique n’est plus autorisée. A présent, on prend les présences. L’obligation scolaire doit être respectée."

L’an dernier, un double recours au Conseil d’Etat a été introduit contre la résiliation par la CF de la convention. La procédure en extrême urgence n’a pas abouti. Un recours a, par ailleurs, été introduit par l’asbl au civil.