Namur-Luxembourg

L'annonce de la désignation de Denis Mathen au poste de gouverneur (le 20e depuis 1830) de la Province de Namur a suscité la surprise générale. Premier surpris : le gouverneur sortant, Amand Dalem.

"Je suis heureux parce qu'enfin, je peux m'en aller ! Deuxième raison de me réjouir : c'est un Namurois qui est nommé gouverneur et je l'apprécie beaucoup. Il a la chance d'avoir 28 ans de moins que moi, je le jalouse un peu." L'émotion submerge le Rochefortois dont le mandat de gouverneur a expiré officiellement en juin 2005 mais qui, depuis lors, a été plusieurs fois prolongé malgré les appels répétés de l'intéressé à pourvoir à son remplacement.

mais Amand Dalem est triste et scandalisé d'avoir une fois encore appris la nouvelle par presse interposée. "Pourquoi un tel manque d'égard, après 36 ans de carrière politique ? Cela me fait très mal."

Le gouverneur Dalem à la retraite compte s'investir dans le secteur social et jouer les grands-pères aimants auprès de ses deux petites-filles de 5 et 1 ans.

Divers noms avaient circulé pour succéder à Amand Dalem, en particulier celui de l'ancien bourgmestre socialiste et échevin de Namur, Jean-Louis Close. L'homme n'avait jamais caché son ambition d'accéder à cette fonction qu'avaient occupée ses mythiques aïeux.

Mais l'affaire de la Sotegec a ruiné ses rêves. Écolo Namur souhaite à Denis Mathen "un mandat long et fructueux mais attend du nouveau gouverneur qu'il puisse dès le début se placer au-dessus des intérêts partisans pour exercer de façon indépendante ses responsabilités."