Namur-Luxembourg Le CDH interpellera la zone de police, la Régie des sports et le CPAS.

Le dossier des emplois prétendument fictifs n’est pas clos à Andenne. Rappelons que l’ONSS et la justice namuroise enquêtent depuis des mois sur neuf agents engagés à plein temps par la Ville d’Andenne mais qui bénéficient aussi d’un autre contrat, à temps partiel, à la zone de police des Arches (qui couvre les communes d’Andenne, Gesves, Ohey, Assesse et Fernelmont).

Une évaluation des prestations

Le bourgmestre Claude Eerdekens défend ses troupes, parle de "fonctionnaires d’élite, de grand talent, reconnus pour leurs compétences et qui travaillent d’arrache-pied, à la Ville comme à la zone de police" et qui ne comptent pas leurs heures.

Certains murmurent d’ailleurs que ce montage est une manière de mieux les rémunérer.

Aujourd’hui, c’est le CDH andennais, principal groupe de l’opposition, qui sort du bois. "Par principe, nous ne tirons aucune conclusion hâtive des actuelles suspicions d’emplois fictifs auxquelles est liée la Ville d’Andenne", commente Etienne Sermon, chef de groupe. "Mais nous rappelons que nous avons déjà questionné le collège sur les temps partiels additionnels attribués à des agents communaux. Même si des économies d’échelle peuvent a priori justifier les temps de travail additionnels attribués à des agents communaux, comme l’a une première fois déclaré le collège en réponse à une question de notre groupe, force est de reconnaître que cet usage implique à tout le moins une réelle transparence et un monitoring des prestations effectuées".

Un monitoring donc, une "évaluation des prestations des agents visés par ces contrats". C’est ce qui sera demandé par le CDH à la zone de police, mais aussi à la Régie des sports et au CPAS. Voire, si besoin, à nouveau au conseil communal.