Namur-Luxembourg

Question simple : qu’est-ce qui se fait de mieux, parmi les bâtiments publics, en matière de performance énergétique ? Réponse : venez visiter le vendredi 23 novembre le chantier du Phare, dans l’écoquartier des Tilleuls à Andenne, et vous saurez. Une journée chantier ouvert organisée dans le cadre de la semaine Wallonie Air-Climat-Énergie. En construction depuis un an et demi, le bâtiment sera opérationnel l’an prochain. Le public pourra ainsi voir des installations qui seront ensuite inaccessibles, comme les chaudières et les 240 m2 de panneaux solaires qui couvriront la moitié de la consommation annuelle de la bâtisse passive de 3 500 m2.

"Au départ, nous voulions intégrer dans le projet privé d’un écoquartier au centre-ville un bâtiment public qui permettrait aussi de sauver l’ancienne piscine Art déco", explique le bourgmestre Claude Eerdekens. De fait, si le bassin a été recouvert, on le voit toujours à travers un sol de verre. Les murs et l’ambiance architecturale sont préservés, comme la mezzanine qui accueillait les gradins. C’est là, au rez-de-chaussée et au premier étage, qu’on trouvera l’accueil et la bibliothèque communale.

Les 2e et 3e étages seront occupés par le musée de la céramique qui va y déménager. Le 4e étage sera réservé aux collections accumulées lors des fouilles de la grotte Scladin où des ossements d’un enfant néandertalien ont été retrouvés. Enfin, au 5e étage, une salle polyvalente (qui pourra être louée) s’ouvre sur une terrasse offrant une vue panoramique sur la cité et la vallée mosane.

Le coût du Phare se chiffre à 9 millions €, à moitié couvert par une subvention européenne du fonds Feder. "Nous espérons également une queue de budget de la Région, qui viendra bien à point pour la muséographie qui, elle, n’est pas incluse dans l’enveloppe des 9 millions." Construire passif a un coût : "Nous avons ici 24 cm d’isolation sur la façade, 28 cm pour la toiture, des fenêtres en triple vitrage bois et aluminium, des chaudières et des groupes de ventilation performants, une citerne de 20 m3 d’eau de pluie", égraine Simon Leroy, des services techniques communaux. Aux yeux de la Ville, c’est un investissement qui va rapporter.