Namur-Luxembourg Il affirme que ses propos sur le parc Maximilien ont été mal interprétés.

Jeudi soir, le MR andennais annonçait écarter Jean-Michel Larock de la liste communale, mais aussi du MR en général et ce, pour des propos "en total désaccord" avec l’idéologie du parti. La semaine passée, sur une publication du "Soir" datant de 2016 évoquant les migrants du parc Maximilien de Bruxelles, en guise de commentaire l’intéressé publiait : "Il est temps d’évacuer ces parasites qui polluent notre capitale […]." Suite à la découverte de ce commentaire, une réunion exceptionnelle s’est tenue au sein du MR d’Andenne à l’issue de laquelle le candidat a été évincé.

"Ils m’ont écarté sans même me concerter ni écouter mon point de vue, déplore l’ex-candidat qui suspecte un complot interne. Ils ont profité de l’absence du président de la locale MR pour m’évincer alors que j’avais son soutien à 100 %. Il considérait tout cela comme une tempête dans un verre d’eau. Ceci dit, je sais aussi que certaines personnes craignaient que je fasse plus de voix qu’elles aux élections", poursuit-il.

Démotivé et dégoûté

Malgré tout, Jean-Michel Larock reconnaît ouvertement que le terme "parasites" n’était pas approprié, car sujet à trop d’interprétations différentes, mais affirme que cela ne se voulait "en rien" raciste. "Je n’ai jamais été raciste. Le fait est que ce jour-là, je suis passé à proximité du parc à Bruxelles. J’ai trouvé inadmissible que ce parc soit squatté de la sorte. Ça sentait mauvais, il y avait des détritus partout. Alors, je trouve évidemment qu’il faudrait trouver une solution pour ces personnes. Je voulais pointer du doigt la gestion de ce parc qui est déplorable. J’ai finalement dit maladroitement tout haut ce que tout le monde pense tout bas", se défend-il.

Il dénonce également "une vraie cabale contre le MR" de la part de Nordpresse qu’il juge être à la gauche de la gauche. Au lendemain de son éviction, il se dit démotivé, dégoûté par des personnes qui l’ont torpillé au sein du MR. Approché depuis par l’extrême droite ainsi que le parti populaire, l’ex-candidat ne souhaite s’engager dans aucun autre parti. "J’ai vécu une triste expérience et la politique ne sort pas non plus gagnante de tout ça", a-t-il conclu.L.Do.