Namur-Luxembourg Le bourgmestre de Floreffe tire sa révérence et laisse la place à la nouvelle génération

En 1982, alors qu’il s’engage dans ses premières élections, André Bodson devient bourgmestre du premier coup. Une tâche qu’il prend à cœur avec une volonté première, celle de maintenir un équilibre budgétaire.

"En 1983, on sortait de la première législation communale et beaucoup d’investissements avaient été faits suite aux fusions des communes. La volonté, aussi bien ministérielle que la mienne, était de revenir à l’équilibre et de le conserver. Ce que nous avons toujours réussi à faire", explique le maïeur CDH de Floreffe.

L’objectif poursuivi était donc de ne pas trop s’endetter tout en investissant. "Lorsque j’ai débuté, j’ai commencé à analyser les comptes de la commune où de nombreux investissements avaient été faits en voiries et que nous avons poursuivis", se rappelle le maïeur. "Aujourd’hui, la commune peut d’ailleurs se vanter d’avoir le meilleur réseau routier de la province", ajoute-t-il.

Outre les routes, d’autres rénovations sont nécessaires, dont celles des bâtiments communaux. Une priorité est alors mise sur les bâtiments scolaires. Ceci dit, en parallèle, la population floreffoise ne cesse d’augmenter, passant de 5.500 à plus de 8.000 habitants. La commune est ainsi contrainte de construire progressivement des extensions.

"Après les voiries, le budget consacré aux écoles a été le plus important." Un accroissement qui se traduit aussi par une demande plus forte dans l’accueil de la petite enfance pour lequel une nouvelle crèche a vu le jour en 2008 et une autre sera bientôt inaugurée à Franière.

D’autres investissements sont également faits en faveur du sport, de la culture et du patrimoine. Et si André Bodson se félicite que la commune ait pu aider à pérenniser une série d’activités culturelles, il regrette en revanche de ne pas avoir réussi à regrouper les forces vives de l’abbaye de Floreffe autour d’un projet de rénovation du patrimoine.

"Il y a des millions d’euros à investir dans ce patrimoine exceptionnel de Wallonie, mais j’aurais voulu qu’on se mette tous ensemble pour trouver cet argent et créer une sorte de dynamique avec toutes les personnes intéressées et concernées par ce projet. En 2021, l’abbaye fêtera ses 900 ans et c’est dommage que les choses ne commencent à bouger que maintenant", conclut-il.

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