Namur-Luxembourg La Salmienne a dû faire un choix. Elle quitte le collectif pour rejoindre la liste du bourgmestre

La candidature d’Anne Klein, sur la liste du bourgmestre, pour les élections communales du 14 octobre, a créé la surprise à Vielsalm. En effet, la Salmienne de 46 ans, co-fondatrice de Vie Salm, se bat depuis plusieurs mois aux côtés des membres de ce collectif contre les nuisances du zoning industriel de Burtonville et, de manière générale, pour améliorer la qualité de vie dans la commune.

Le 12 mars dernier, elle était présente, avec une dizaine de militants, au conseil communal, pour réclamer, dans le cadre d’une interpellation citoyenne, que le comité d’accompagnement du zoning soit remis sur pied. Si de nombreux Salmiens ont été surpris, les membres du collectif, eux, ont été choqués et lui ont demandé de faire un choix.

"Nous nous battons depuis longtemps pour faire cesser les nuisances du zoning et nous n’avons rien obtenu des politiques au pouvoir, au contraire", regrette un militant. "Au lieu de tout mettre en œuvre pour stopper les rejets de fibres, les nuisances sonores et olfactives, la majorité continue à autoriser le développement des entreprises. Récemment, une enquête publique a eu lieu afin d’encore augmenter la capacité de production du centre d’imprégnation de bois (CIBB) et de construire de nouveaux halls."

Dans ce contexte , le collectif a estimé que la poursuite de l’action d’Anne Klein au sein de Vie Salm et sa candidature sur la liste de la majorité sortante était tout à fait incompatible. "J’ai effectivement quitté le collectif : la décision a été prise de commun accord", souligne la Salmienne. "Cela dit, mes valeurs n’ont pas changé et je continuerai à me battre pour améliorer la qualité de vie des habitants. J’ai rejoint la liste du bourgmestre pour faire avancer la cause environnementale. Je poursuivrai mon action d’une manière, je pense, plus efficace."

Anne Klein en veut pour preuve qu’elle a déjà obtenu le feu vert du collège pour relancer le comité d’accompagnement.

Nadia Lallemant