Namur-Luxembourg La société s’engage avec tous les acteurs à trouver une solution.

La société Elia vient de réagir à la suite des propos tenus par le député wallon Philippe Courard sur la ligne à haute tension "illégale" entre Aubange et Esch-sur-Alzette (GDL). Une ligne qui, dénonçait-il, transporte toujours de l’électricité alors que le permis a été annulé par le Conseil d’Etat en 2008.

Pas de décision officielle

"En 2010, Elia a introduit un dossier de demande de régularisation", explique Julien Madani, porte-parole de la société. "Celui-ci a été déclaré complet et recevable par la Région wallonne. Les enquêtes publiques ont été réalisées par les communes d’Aubange et Messancy et les avis des différentes instances ont été envoyés au fonctionnaire délégué afin qu’il statue sur le dossier."

Le porte-parole précise qu’à l’heure actuelle, sa société n’a pas encore reçu de décision officielle de la part de la Région wallonne. "Nous comprenons les interrogations des riverains et des autorités locales. Elia s’engage à mettre tous les acteurs autour de la table afin de trouver une solution qui puisse répondre aux inquiétudes des riverains et des autorités locales tout en tenant compte des contraintes techniques et des besoins du réseau."

Une liaison d’utilité publique

La société rappelle que la liaison Aubange - Esch-sur-Alzette répond à deux besoins majeurs : le renforcement des interconnexions entre pays européens et l’augmentation croissante des besoins du réseau public de distribution d’électricité luxembourgeois.

"En reliant Aubange à Esch, Elia augmente la capacité d’interconnexion de la Belgique et, par conséquent, la stabilité du réseau à la frontière belgo-luxembourgeoise. Cette liaison permet également de rencontrer les besoins en énergie, sans cesse croissants, du réseau public de distribution d’électricité luxembourgeois, liés notamment à l’évolution de la sidérurgie luxembourgeoise. Le gouvernement luxembourgeois a d’ailleurs déclaré cette liaison d’utilité publique en 1971."