Namur-Luxembourg Une violente altercation a opposé un groupe de forains à un groupe de vegans au sujet d’un manège à poneys.

Une violente altercation a opposé un groupe de visiteurs de la fête foraine de Namur et un groupe de forains le week-end passé. À l’origine de la bagarre ? Une remarque virulente d’un des visiteurs à l’attention du tenancier d’un manège à poneys. Il lui aurait reproché l’état dans lequel les équidés se trouvaient.

Marie, une jeune femme âgée de 20 ans, figurait parmi le groupe de visiteurs. "On était à cinq à la foire de Namur. On se baladait et on est passés devant un manège avec des poneys et l’un de nous a interpellé le forain pour lui dire Vous n’avez pas honte de faire tourner des chevaux en rond à longueur de journée ? Le forain l’a très mal pris et deux personnes se sont mises à courir après mon ami et à essayer de le frapper. On a essayé de les séparer puis d’autres forains sont entrés dans la bagarre. Ils ont cru que c’était mon copain qui avait critiqué le manège et il lui ont aussi sauté dessus. Il s’est retrouvé par terre et ils lui ont donné des coups de pied et de poing" , explique la jeune femme, qui n’est pas prête d’oublier sa journée à la foire. "

Au total, une quinzaine de personnes auraient été impliquées dans la bagarre.

Résultat des courses ? Un bras dans le plâtre, une commotion cérébrale et une blessure ouverte au crâne pour le copain de Marie, âgé de 25 ans. Marie s’en est sortie avec des bleus au niveau du dos.

Les forains responsables de manèges à poney sont régulièrement la cible de remarques et d’insultes de la part de défenseurs du bien-être animal qui leur reprochent de ne pas bien prendre soin de leurs animaux et de ne pas respecter leur bien-être. Les forains de Namur ont porté plainte à la police contre les cinq visiteurs.

Patrick De Corte, forain :  "C’est de l’acharnement !"

"On rencontre souvent des gens vraiment agressifs. Jusqu’à preuve du contraire, les manèges avec des poneys ne sont pas hors la loi. Mes collègues sont tristes, démoralisés et énervés car chaque année, on leur pose les mêmes questions et on leur fait les mêmes remarques. C’est de l’acharnement ! Ce sont des extrémistes ! Je ne comprends pas... Mes collègues ont une passion, ils adorent leurs animaux et ils se font agresser tout le temps. Je comprends que mes collègues puissent péter un câble, c’est normal quand même. Je suis moi-même triste et énervé, c’est injuste. En plus, on raconte n’importe quoi sur les réseaux sociaux."