Namur-Luxembourg

L’investissement, financé en grande partie par la Région wallonne, s’élève à plus de 350 000 euros. La démarche a été initiée en 2008, lorsque les responsables du Domaine de Beauplateau (Ste-Ode) ont souhaité améliorer la performance énergétique des bâtiments.

"C’était aussi réaliser des économies", soulève Denis Loiseau, le directeur de l’ASBL active depuis plus de trente ans dans le secteur de l’aide à la jeunesse, la culture et l’économie sociale. Il y a quelques jours, un projet de taille a été inauguré : un réseau de chaleur de 350 mètres, alimenté par une chaufferie au bois. Il s’ajoute à d’autres réalisations, comme la pose de double vitrage sur certains bâtiments, le recouvrement extérieur par un crépi isolant, la pose de panneaux solaires "Ces investissements se veulent durables, propres, responsables et écologiques", enchaîne Denis Loiseau.

Le réseau de chaleur permet de remplacer 50 000 litres de mazout par du bois local. L’idée a fait son chemin, notamment après avoir fait un cadastre énergétique. Ce travail a révélé la vétusté et le manque de performances des onze chaufferies au mazout du site. La ministre responsable de l’Aide à la jeunesse, Evelyne Huytebroeck (Ecolo), se félicite de la dimension pédagogique donnée à l’opération : "C’est l’occasion d’aborder avec les jeunes les aspects d’éducation à l’environnement, et particulièrement de l’utilisation rationnelle de l’énergie". On le sait, les projets bois-énergie, portés depuis 2001 par la Région wallonne avec la Fondation rurale de Wallonie (FRW), sont parfois critiqués.

Pour Francis Flahaux, coordinateur du Plan bois-énergie, elles ne sont pas justifiées dans ce cas. "On favorise le développement de l’économie locale et on se sert des ressources en bois de la région", indique-t-il. Plus de quarante initiatives de ce type sont nées au sud du pays ces dernières années.