Namur-Luxembourg Un jeune agriculteur a introduit une demande de permis.

A partir du 16 août, une enquête publique concernant l’exploitation d’un poulailler 100 % bio démarrera sur le territoire brugelettois.

Un jeune agriculteur de Gages, soucieux de diversifier ses activités, a récemment introduit une demande de permis d’environnement et d’urbanisme auprès des autorités communales en vue de se lancer dans l’élevage de 9 000 poules pondeuses.

Croissance lente

Le projet s’inscrit dans une démarche bio consistant en une croissance lente des volailles et n’a donc rien à voir avec un élevage intensif en cage. Il impliquera la construction d’un hangar ouvert à l’intérieur du duquel les poules pourront venir dormir et pondre.

"Celles-ci disposeront à l’extérieur d’un espace clôturé de trois hectares pour gambader", indique Véronique Gaspard, responsable du service Environnement.

"Même si le collège doit encore se positionner, les premiers avis sont plutôt favorables. Nous espérons que l’activité en question sera rentable pour ce jeune investisseur qui souhaite se diversifier", commente André Desmarlières (LM).

Discrètes réticences

Situées en zone agricole, les futures installations - comparables à celles implantées sur Gibecq - ne devraient pas donner lieu à énormément d’objections au sein de la population. "Si l’on excepte le château de Gages et ses occupants, l’habitation la plus proche se situe à environ 300 m", précise le maïeur.

De source bien informée, un riverain a pourtant déjà manifesté quelques réticences avant même d’être officiellement consulté. Sa principale crainte est de devoir subir des odeurs désagréables à respirer. "L’intéressé souhaite qu’une étude olfactive soit réalisée", confirme le bourgmestre.

C’est à l’issue de l’enquête publique que la commune transmettra le dossier au SPW comme l’impose la procédure légale.