Namur-Luxembourg

En septembre 2012, un périmètre de sécurité était installé autour de la cathédrale Saint-Aubain de Namur. Des morceaux de la façade avant menaçaient de s’effondrer. Depuis, les croix de la coupole et de la statue du Christ de la façade principale et les vases en pierre avaient d’ailleurs dû être démontés pour éviter toute chute sur la voie publique. Ajoutez à cela des étançonnements et un chauffage condamné suite à la présence d’amiante dans les conduits et vous avez une cathédrale dont les rides deviennent des crevasses, dixit Maxime Prévot.

"Chaque année, à l’approche des fêtes de Wallonie, on enlève quelque chose à cette cathédrale. En continuant comme cela, on va bientôt retirer le premier étage", commente le député provincial Jean-Marc Van Espen. Heureusement, la Région wallonne et les provinces de Namur et de Luxembourg qui sont propriétaires de l’édifice ont compris que ce bâtiment néobaroque est plus qu’un lieu de culte. "Ce 15 août encore, j’étais étonné de voir le monde dans cette cathédrale. Certains viennent pour prier, d’autres pour se poser, réfléchir ou regarder. Ce lieu est aussi un endroit de culture. C’est l’église de l’Evêque mais c’est aussi là que de grands rassemblements se vivent. C’est également une paroisse, ce qui permet de faire vivre le bâtiment sur le plan humain et pastoral. Du personnel est engagé soit à temps plein soit à mi-temps", commente le chanoine Jean-Marie Huet.

Ce mardi, le ministre wallon du Patrimoine, Maxime Prévot, a annoncé avoir débloqué un financement de 12 millions d’euros en dix ans pour la restauration de la cathédrale Saint-Aubain de Namur.

Une somme à laquelle s’ajoutera une autre d’environ 2 millions d’euros financés par les provinces de Namur et de Luxembourg.

Cette manne de 14 millions d’euros ne suffira probablement pas à réaliser l’ensemble des travaux.

Mais la machine sera lancée, ce qui permettra de ne pas s’arrêter en si bon chemin.

Une étude sanitaire dont les résultats sont attendus fin 2016 est actuellement en cours de réalisation. Elle permettra de phaser les différents chantiers.

A ce stade, aucun calendrier n’est donc encore prévu.

Mais les travaux les plus urgents que sont la stabilité du bâtiment et la santé des pierres devraient débuter en 2017.