Namur-Luxembourg Pour une alimentation saine et durable dans les restos des collectivités.

De l’alimentation bio dans toutes les cantines de Wallonie, qu’elles soient des structures publiques (notamment les écoles) ou d’entreprises ? Et pourquoi pas. Biowallonie, ASBL pararégionale qui œuvre à l’encadrement et au développement de l’agriculture biologique, est convaincue que cet objectif peut être largement atteint. En tout cas, la machine est en route.

Des cuisiniers d’une soixantaine de cantines - il est vrai qu’elles se comptent par centaines - ont déjà reçu une formation spécifique telle que celle donnée mercredi par Biowallonie à l’école provinciale d’agronomie de Ciney, l’Epasc, avec la complicité du ministre Di Antonio. Car, ce mercredi sur le coup de midi, dans la cantine de l’établissement cinacien, les petits plats étaient mis dans les grands. Au menu du jour, rien que du bio et du fait maison, y compris les desserts.

Des critères de qualité

Derrière les présentoirs, Anne Baugnet, cheffe de cuisine à la tête de douze personnes, donne ses dernières instructions. Voici peu, elle était à Lille pour participer à un concours Interreg (entre régions européennes limitrophes de plusieurs pays). Elle y a décroché la deuxième place. Ce projet baptisé ‘Les Cantiniers", elle y adhère, et c’est en ses murs que Biowallonie a décidé d’organiser une formation à destination des cuistots des cantines pour leur donner de bonnes idées de recettes bio.

"Ici, à l’école, on sert 300 repas chaque midi, et nous avons dans l’école un internat qui accueille 240 pensionnaires", explique la patronne de l’Epasc. "Depuis 2012, nous proposons une alimentation saine et durable. Pas totalement bio comme aujourd’hui, mais un sérieux pas a déjà été franchi. Au début, les élèves étaient un peu bousculés. Mais aujourd’hui, c’est devenu la routine pour eux. Tous les jours, on propose une salade bar avec des crudités, des fruits, des féculents : pommes de terre en salade, riz, quinoa, semoule. Et c’est très apprécié. Pour passer à une alimentation purement bio, il faudrait procéder un peu autrement. Pour notre approvisionnement, nous lançons des marchés publics, les règles sont strictes."

Selon Biowallonie, la question des marchés publics n’est pas un frein à l’avènement des produits issus de l’agriculture biologique dans les restos des collectivités puisqu’on peut inclure, dans l’appel d’offres, des critères de qualité comme le label bio.