Namur-Luxembourg Le coq et la flèche seront replacés le 16 mai, après sept ans d’absence.

Le 16 mai prochain, les stigmates de la tempête du 14 juillet 2010 qui a ravagé Ciney ne seront plus qu’un souvenir. Un nouveau clocher, devant une foule qui devrait être nombreuse sur la place Monseu, sera replacé sur la collégiale qui retrouvera enfin, après sept années d’attente, l’aspect qu’on lui connaît depuis l’an 1149.

L’histoire retiendra qu’en près d’un millénaire, il s’agira de la septième reconstruction de la flèche. Un événement tel qu’on ne le voit, en moyenne, qu’à peine une fois par siècle. Et cette image du clocher effondré sur la nef reste dans toutes les mémoires cinaciennes. "Quand on repense à la force des vents qui se sont abattus sur la ville, c’est un miracle qu’il n’y ait pas eu de mort", glisse le bourgmestre Jean-Marie Cheffert.

Ce jeudi, la Ville et les entreprises participantes au chantier ont donc dévoilé l’agenda des prochaines semaines. Ce dimanche 7 mai, les 4 PME associées (Ronvaux, Thiran, Bajart et Golinvaux) participeront à l’opération chantiers ouverts, qui sera une occasion unique de visiter l’intérieur de la collégiale en travaux, de manière totalement sécurisée, et de voir de tout près le clocher qui, actuellement, attend son heure au pied de l’édifice religieux.

Le mardi 16 mai, le clocher (déjà ardoisé) s’élèvera dans les airs dès 10h30. Seuls des vents (encore eux) de plus de 50 km/h pourraient postposer l’événement.

Une 3e phase de travaux en 2018

Lors de cette présentation, le maïeur s’est surtout attaché à retracer l’historique de la restauration de la collégiale, qui n’est pas encore bouclée. La troisième et dernière phase des travaux, qui concerne le réaménagement intérieur et la remise en état des œuvres d’art, n’est pas attendue avant avril 2018. "La collégiale étant un monument classé depuis 1949, il y a eu une procédure administrative complexe à respecter pour obtenir les autorisations nécessaires. Les premières mesures d’intervention ont été la clôture du site, la sécurisation de l’édifice, le triage et l’évacuation des gravats et surtout la stabilisation des pans de toiture de la flèche." Et ce n’était qu’un début. Le certificat de patrimoine a été délivré en avril 2014. Le bouclage du budget (4 millions d’euros), en partie à cause de failles dans le contrat d’assurance, n’a pas été une mince affaire. Finalement, la Ville a emprunté 2,85 millions. La Région, elle, a accordé une subvention de 316 500 euros pour le gros œuvre et pourrait encore intervenir sur les aménagements intérieurs.