Namur-Luxembourg Les Amis du Rail ont sondé les navetteurs. Le parking en gare d’Arlon est arrivé à saturation.

Le 6 novembre dernier, le ministre François Bellot et son homologue luxembourgeois, François Bausch, signaient à Arlon une lettre d’intention visant à renforcer la coopération ferroviaire entre les deux pays. Des mesures très concrètes, comme la baisse tarifaire, une offre de trains élargie et la gratuité des parkings pour les frontaliers, étaient annoncées.

Deux mois après cette annonce, sur base des témoignages de navetteurs, les Amis du Rail dressent un bilan mitigé. "En matière de tarification, la baisse a été bien accueillie, mais c’était sans compter sur de nouvelles augmentations depuis le 1er février, dont 2,5 % pour les abonnements ", souligne Michaël Jacquemin, porte-parole des Amis du Rail.

Quant aux cadencements, certes il y a plus de trains, mais ils seraient mal harmonisés. Les liaisons directes ont été supprimées. Les frontaliers sont obligés de changer de train pour atteindre leur destination. Chaque retard remet en cause la continuité d’un trajet. "S’il y a effectivement plus de trains, le nombre de rames est plus réduit, déplore Michaël Jacquemin. Une seule par trajet, soit trois voitures, dont une réservée à la première classe, c’est trop peu. Les navetteurs sont obligés de voyager debout. Ils sont nombreux à prendre le train plus tôt, à l’aller, pour être certains d’être à l’heure sur le lieu de travail, et plus tard, au retour. Ils affirment que la grille horaire a été faite par des technocrates qui ne prennent jamais le train. "

En ce qui concerne le parking gratuit, en gare d’Arlon, il est arrivé à saturation. Les Amis du Rail demandent à la ville de mettre des emplacements gratuitement à la disposition des frontaliers en zone gare avant l’ouverture de places supplémentaires. "Pour l’instant, les navetteurs subissent en espérant que ces aléas sont le fruit d’une période de rodage de ces nouvelles mesures, conclut Michaël Jacquemin. Mais, déjà, beaucoup se détournent des lignes belges et prennent le train au Grand-Duché afin d’éviter les ruptures de correspondance."