Namur-Luxembourg

Lors de son arrivée à la brasserie Le Royal, QG électoral de DéFI à Namur, la tête de liste Pierre-Yves Dupuis se sent un peu fébrile : “comme tout le monde, je pense”. Il est 18h20 et après avoir sillonné les bureaux de dépouillement, la tête de liste fait le tour des tables pour faire la bise aux membres de sa liste. Ils ne sont pas encore tous là. Loin de là. Sur les 47, la moitié est peut-être présente… Françoise Kinet, seconde, n’est pas encore arrivée.

Dans son complet bleu marine et sa chemise blanche, Pierre-Yves Dupuis ne lâche pas son GSM. Coups de téléphone et SMS pour annoncer le résultat des différents bureaux se succèdent. Pour lui, “le paysage politique namurois va probablement changer, les tendances vont probablement être un peu bouleversées et DéFI va faire son entrée au conseil communal”. Il en est convaincu.

Pierre-Yves Dupuis est catégorique : “à partir du moment où on a trois-quatre sièges, quand on vient de nulle part, ça sera un belle victoire. On espérait atteindre le seuil des 10% symboliques, on sera entre 8 et 10, donc c’est très correct”.

Petit à petit, les résultats commencent à sortir. Les candidats, eux aussi, arrivent au compte-goutte. A 20h, l’écran disposé à l’étage du restaurant affiche 8,72% des voix pour DéFI. A la terrasse, des membres sont déçus du score. Pourtant, à se fier aux chiffres donnés par Pierre-Yves Dupuis, les quatres sièges sont, a priori, atteints. D’autres essaient de faire revenir les sourires. Rien n’est encore joué, uniquement 23 bureaux ont été dépouillés. La tendance principale reste le CDH suivi du PS et d’Ecolo. DéFI se trouve cinquième. Mais Pierre-Yves Dupuis garde la foi. “Actuellement, on ne sait pas exactement les tendances pour les autres formations. Le jeu commence à être excessivement ouvert…”