Namur-Luxembourg Le numéro 2 du parti s’est rendu dans un poulailler, non loin de Libramont.

Le poulailler d’André Maljean, un agriculteur de Lamouline (Libramont), est ce que l’on appelle un poulailler industriel. Il possède 20 000 poules. Il les élève dans des cages aménagées et son taux de production est de 90 %. Par chance, il n’est pas touché par la crise actuelle du fipronil. Jonathan Martin, du groupe Défi, est allé à la rencontre de cet éleveur.

"Avec Véronique Caprasse, notre députée fédérale qui siège à la commission, nous travaillons en duo sur ce dossier. En charge des questions agricoles pour mon parti, c’était important pour moi, après la première commission et avant la suivante, de venir voir sur place comment une exploitation avicole fonctionne. D’avoir les explications d’un professionnel du métier pour sortir de l’analyse théorique et mener un travail d’investigation qui tienne compte de la réalité du terrain", relatait le vice-président du parti.

Pression sur tout un secteur

On entend souvent les écologistes monter au créneau lorsqu’il s’agit de crise sanitaire ou alimentaire. Son groupe rappelle que les verts (et d’autres) ne sont pas les seuls à défendre l’agriculture. "Certains profitent de la crise pour jeter le discrédit sur un type d’élevage. Il ne faut pas se tromper de débat. Ni de cible. Les agriculteurs sont d’abord des victimes, tout comme le sont les consommateurs. Victimes d’une escroquerie qui met la pression sur tout un secteur. Et, quel que soit le mode d’exploitation, nombreux sont les agriculteurs qui font consciencieusement leur métier. C’est important de le dire et c’était surtout important de le montrer, particulièrement au sein d’une exploitation dont le modèle a plus souvent tendance à être critiqué", ajoutait-il face à notre éleveur.

Souvent décriée lorsqu’il y a une situation de crise, l’utilité de l’Afsca n’est pas remise en cause par Jonathan Martin qui se félicitait au contraire de la multiplicité des auto-contrôles et des contrôles qui sont imposés à l’éleveur. Rassuré, il a désormais de quoi faire pour poser les bonnes questions lors de la prochaine commission.