Namur-Luxembourg La venue de bandes rivales est prise en compte.

Chaque année, les Brother Eagles, club d’Harley Davidson, organisent une concentration de trois jours et deux nuits. Celle-ci se fait habituellement sur le plateau de Mont-Fat. Mais pas cette 24e édition. "On a été désignés ambassadeurs de la ville de Dinant il y a quelques années. Raison pour laquelle on s’est dit qu’il fallait se réimplanter en centre-ville en proposant un événement totalement gratuit. Il aura lieu les 7-8 et 9 septembre, le week-end qui suit la braderie de Dinant. Cela donnera une bouffée d’oxygène supplémentaire aux commerçants qui ont souffert des travaux et souffrent encore des taxes", indique le président du club Philippe François.

Le risque de débordement inquiète

Sur le site de Mont-Fat les autres années, entre 500 et 900 personnes participaient à l’événement. Cette année en centre-ville, si la météo est de la partie, ce chiffre pourrait être décuplé. De quoi soulever quelques inquiétudes dans le chef des autorités vu la configuration dinantaise. "On a limité un peu les choses car il était exclu de bloquer Dinant durant plusieurs jours. Cette concentration servira de test pour savoir si, avec la Croisette, ce type d’événement est porteur pour la ville", indique le bourgmestre Richard Fournaux.

La principale inquiétude concerne la mobilité. "Il faut que l’événement soit accessible mais éviter aussi les embouteillages. Les services de secours, eux, doivent toujours être en mesure de circuler si besoin", explique le commissaire de la zone Haute-Meuse Bernard Dehon. Samedi de 12 h à 22 h, l’avenue Winston Churchill et le boulevard Sasserath seront fermés à la circulation et les rues perpendiculaires seront réservées aux motards.

Seconde inquiétude : le risque de débordements. "C’est un public motard, forcément particulier. Mais qui sera en contact avec d’autres personnes. J’espère que tout se passera bien."

La venue de bandes rivales n’est pas exclue non plus. "En 17 ans de présence à la zone de police, il n’y a eu qu’une seule fois des incidents. Et c’est quand on en a parlé…", ajoute Bernard Dehon.

De son côté, Philippe François est plutôt confiant. "Si l’on n’ose pas essayer, on ne fera rien. Même si 10 000 personnes viennent, elles seront réparties sur tout le week-end. L’événement va attirer les regards et peut-être susciter des jalousies, mais j’espère que tout le monde comprendra que l’on fait ça pour faire vivre Dinant. Tout le monde est le bienvenu. Si certains veulent foutre le brun, ils le feront. Dans ce cas, la police sera là pour faire son boulot." S.M.