Namur-Luxembourg La Ville va louer les emplacements deLadbroke et de la Deutsche Bank.

Namur a longtemps été épargnée par la fermeture des commerces. La situation a changé et est préoccupante : le nombre de cellules vides augmente rapidement dans le centre-ville et certaines grandes maisons namuroises, qu’on pensait immortelles, ont fermé leurs portes récemment : Pénélope, Vansiliette, Dandoy et bien d’autres. Même si l’arrivée d’un centre commercial pourrait avoir des effets positifs - si les bons choix sont faits lors de sa conception et si Namur n’a pas déjà raté le train - ceux-ci ne se mesureront pas dans l’immédiat.

Or un drame social est en train de se dérouler. Additionnés les uns aux autres, l’effet sur les familles est le même que celui d’une entreprise qui fermerait dans la région. Et on ne s’en émeut guère. Certes, des mesures - que certains qualifient de saupoudrage - ont été prises : un budget de 130 000 euros pour faire la promotion du commerce à Namur et Jambes, 100 000 euros pour une politique de promotion touristique à destination de la Flandre dont on espère qu’elle aura des retombées sur le commerce, un clip diffusé avant les vacances de Pâques dont les effets n’ont pas été flagrants… Mais on n’a pas observé de signal fort pour soutenir le commerce, tout juste une prise de conscience. Jusqu’ici en tout cas.

Pression en baisse sur le marché locatif

Le collège vient de décider de reprendre la main sur certaines surfaces commerciales dont elle est propriétaire pour la proposer en location à des commerçants à un prix sous le marché actuellement en cours à Namur. "Nous allons récupérer les surfaces actuellement occupées par l’agence de paris Ladbroke et la Deutsche Bank et les proposer à des commerçants qui souhaiteraient ouvrir à Namur, mais sont freinés par le montant des loyers pratiqués par les propriétaires privés", annonce Maxime Prévot.

L’idée, c’est d’exercer une pression à la baisse sur le marché locatif des surfaces commerciales. "Cet effet, on devrait aussi le connaître avec l’arrivée du centre commercial. Avec une offre plus grande, les prix des surfaces dans le centre-ville devraient baisser."

D’autant que la ville ne va pas, comme certains propriétaires privés, faire payer les travaux de mise en conformité du bâtiment par les commerçants locataires… En espérant que d’autres surfaces suivront le même chemin, pour espérer un réel effet sur le marché et le commerce à moyen terme.