Namur-Luxembourg

Le projet d'installer douze éoliennes dans la campagne de Borsu a du plomb dans l'aile, et c'est un euphémisme. Après les avis défavorables des deux communes concernées et le refus de l'administration régionale, le promoteur, alias la société Windvision, poursuivait le combat. Elle avait introduit un recours auprès du ministre compétent : André Antoine. Mais voilà, le ministre a lui aussi confirmé le refus en invoquant des problèmes techniques pour la réalisation de voiries ainsi que des arguments d'ordre paysager.

Aujourd'hui, Windvision n'a plus d'autre alternative que le Conseil d'Etat pour une éventuelle annulation. Visiblement, la société ne se montre pas très emballée. "Nous allons étudier le refus du ministre et décider dans le courant de la semaine si nous introduirons ce type d'action", explique Fanny De Maré.

A Gesves et Ohey, les collèges ont de quoi se montrer satisfaits de la position ministérielle. Dans les deux cas, les avis remis avaient été défavorables. Surtout, les autorités locales avaient refusé de créer des voiries en lien avec le projet, ce qui était en quelque sorte un cas d'école. L'ASBL Ventderaison était aussi montée au créneau, en s'opposant nettement aux desseins de Windvision. Elle considère d'ailleurs qu'un recours au Conseil d'Etat de la part du promoteur serait vain car la décision des conseils communaux concernant les voiries ne pourrait être modifiée que par un acte législatif du Parlement wallon. Il n'est pas exclu qu'à Ohey, le collège et les riverains se montrent moins vindicatifs face au projet de Perwez, à cheval sur Andenne, qui concerne cinq éoliennes. Ce dernier est déposé. Une première réunion d'information est d'ailleurs programmée pour le 16 janvier.