Namur-Luxembourg Tant Écolo que Défi regrettent que le bourgmestre se serve du bulletin communal comme tribune pour son parti.

Le dernier "mot du bourgmestre", dans le bulletin communal de Floreffe de septembre, passe difficilement auprès d’Écolo. "Floreffe aura besoin demain comme hier de mandataires intègres, disponibles et travailleurs" , écrit-il à la veille des élections. "De personnes sensées et responsables et non de fier-à-bras" , signe André Bodson, bourgmestre de Floreffe depuis une bonne trentaine d’années, qui ne se représente pas sur les listes.

"Il termine très mal son mandat", déplore le conseiller communal Albert Mabille, qui a été échevin au côté d’André Bodson et poussera la liste Écolo le 14 octobre. "Être qualifié de fier-à-bras… Je pense que l’on a fait notre travail correctement alors qu’il y a clairement eu confusion des rôles de son côté. Gonflé par sa majorité absolue, il a endossé le rôle de président du conseil communal et a gommé systématiquement les explications de la minorité. Il a pris des libertés avec la démocratie et n’a pas écouté ce que souhaitaient les autres Floreffois. Ils étaient 25 % à avoir voté pour nous", regrette Albert Mabille.

Il n’est sans doute pas le seul visé par cette conclusion au "mot du bourgmestre". L’arrivée de Défi dans la commune pourrait changer le rapport de forces et fait manifestement peur. "Je pense que ma visibilité toute récente doit énerver", estime Olivier Trips, qui mène la liste du parti d’Olivier Maingain dans la commune. "Mais je n’y suis pour rien. Je n’ai pas demandé ce grand article dans Le Soir . Et c’est la RTBF qui est venue m’interviewer d’initiative", relate celui qui bénéficie d’une popularité à Floreffe après 5 ans comme entraîneur de foot et autant au basket.

Lui qui promet que, contrairement à certains élus qui n’ont pas lâché leur job pour assurer un échevinat, il dégagera le temps nécessaire pour se consacrer à une fonction politique exécutive, s’il est élu. "Le cas échéant, je resterai prof pour avoir une rentrée fixe, mais je lâcherai la peinture", assure Olivier Trips.

Autre couac dans la campagne du RPF d’André Bodson : cette affiche électorale clairement posée dans l’espace public, sur un panneau de travaux du SPW à Buzet, au coin de la rue Massaux Dufaux et du chemin des deux pays. Le règlement l’interdit.