Namur-Luxembourg Le bourgmestre Michel Jacquet répond aux questions du collectif de sauvegarde de Briscol.

Au dernier conseil communal d’Erezée, des membres du collectif de sauvegarde du caractère rural et agricole de Briscol étaient présents pour rappeler qu’ils n’avaient pas encore obtenu de réponses aux questions qu’ils se posent sur le projet de zoning. Le bourgmestre Michel Jacquet a décidé d’y répondre dans nos colonnes.

Pourquoi un projet si démesuré ? La demande existe-t-elle ?

Ce projet n’est pas démesuré. Cette zone artisanale ne couvrira que 5 hectares. Trois entreprises intéressées nous ont déjà contactés. Il y en aura sans doute d’autres.

Pourquoi vouloir un zoning à Erezée alors que les zonings voisins ne sont pas remplis ?

Je ne sais pas de quel zoning le collectif parle. À ma connaissance, le zoning de Manhay est rempli. Hotton projette d’en aménager un à Bourdon pour répondre aux demandes des entreprises.

Pourquoi ne pas se limiter, dans un premier temps, à quelques emplacements derrière l’entreprise Collignon ?

C’est précisément ce que nous faisons ! La première phase porte sur les terrains situés le long de la route vers Sadzot. La deuxième phase ne sera mise en œuvre que si nous atteignons 80 % des ventes de terrains.

Quels dédommagements sont prévus pour les riverains ?

Dans la procédure menée par IDELux, des dédommagements sont prévus. J’ai rencontré les propriétaires de deux maisons récentes, situées dans le périmètre d’expropriation, afin de trouver une solution. Leur demande a été transmise à l’intercommunale afin qu’elle fasse une proposition, tout en sachant qu’il n’y aura pas de changement de périmètre.

Pourquoi agir sans schéma de structure ?

Le schéma de structure n’est pas nécessaire. Nous allons tenir compte des remarques émises lors de l’enquête publique. Le dossier reviendra ensuite au conseil communal puis sera transmis à la Région wallonne, en attendant l’arrêté ministériel. Il faudra ensuite réaliser les travaux d’infrastructures de la première phase. Les premières entreprises devraient s’installer au cours du 2e semestre 2019 avec, à la clé, de 5 à 10 nouveaux emplois.