Namur-Luxembourg

Ils étaient près de 600 à marcher ce dimanche en fin d’après midi à Fraire. Le but était de se faire entendre auprès des hautes instances afin d’éviter l’expulsion de la famille arménienne emmenée de force jeudi matin vers le centre Fedasil de Tubize.

« C’est inespéré », s’exclamait Eddy De Jaeghere à la tête du comité de soutien. « Je ne pensais pas qu’a l’heure d’un monde individuel on pouvait mobiliser autant de monde. Il y a des dizaines même des centaines de personnes qui sont venues nous rejoindre cela prouve qu’il y a un problème ». D’ailleurs, Eddy en est convaincu, il y a quelque chose qui cloche. « Je ne remets pas en cause la loi car je n’y connais rien et ce n’est pas mon objectif mais il y a vraiment quelque chose qui ne va pas », poursuit-il. « Nous voulons nous faire entendre et montrer que nous sommes derrière eux car ils sont très bien intégrés dans notre village », conclut Eddy.

Pour la bourgmestre de Walcourt, Christine Poulin, le constat est le même. « Je pense qu’on peut allier la loi et l’humanité en même temps ce qui n’est pas le cas dans ce dossier. C’est d’ailleurs ce que souhaite le citoyen. Les villageois ne veulent pas que des lois s’appliquent bêtement et subitement ». Un recours devrait être déposé avant mardi afin de suspendre l’avis d’expulsion de la famille.