Namur-Luxembourg

La grève qui avait été déclenchée samedi au sein du service de radiologie du centre hospitalier de l'Ardenne à Libramont, par le SLFP (Syndicat libre de la Fonction de Publique), a été suspendue mercredi matin, a-t-on appris auprès du syndicat. Cette décision fait suite à une rencontre mercredi, jugée positive, avec le directeur général de l'intercommunale Vivalia, gestionnaire de l'établissement hospitalier. Le SLFP avait déposé un préavis pour dénoncer une situation de conflit entre d'une part, le service de radiologie, et d'autre part, le médecin chef de service. Le syndicat - malgré que Vivalia ait avancé des mesures après une analyse de la charge psycho-sociale réclamée par les technologues - estimait que la dialogue n'était pas sur de bonnes bases. La décision de partir en grève avait dès lors été prise. Les urgences restaient toutefois bien assurées.

Dans les faits, l'impact de la grève ne s'est réellement fait ressentir que mercredi matin, jour de reprise après le week-end prolongé de Noël, pour des rendez-vous considérés comme non-urgents et qui ont dû être reportés. Le service de radiologie va toutefois reprendre son activité normale. Une évaluation des mesures proposées par Vivalia, fin janvier, reste aussi d'application.

La direction, avant le départ en grève, avait déjà décidé d'adopter des mesures préconisées à la suite de l'analyse du SIPP (service interne de prévention et de protection au travail), à savoir: une rencontre avec un spécialiste en "coaching des relations interpersonnelles de l'Université de Liège", une mission d'observation confiée à un responsable technologue d'une autre institution de Vivalia (vraisemblablement de la clinique d'Arlon) pour objectiver les processus de travail au sein du service de radiologie de Libramont, et enfin, la désignation du médecin chef de service adjoint comme interlocuteur privilégié du personnel paramédical et administratif. Ceci est accepté côté syndical.