Namur-Luxembourg Le centre-ville sera repensé pour favoriser la mobilité douce.

Ravalement de façade en vue pour le centre de Hotton. Les berges de l’Ourthe et le pont font l’objet d’un ambitieux projet visant à recréer un cœur de village au confluent des grands axes touristiques. Objectif : renforcer l’attractivité du centre-ville en restructurant l’espace au profit de la mobilité douce.

Convivialité

Mardi soir, les Hottonais ont pu découvrir l’avant-projet lors d’une réunion de la Commission locale de développement rural exceptionnellement ouverte au public. Le bureau d’études JNC a présenté les principales modifications prévues. "L’ambition est de créer des espaces de convivialité en diminuant l’influence de l’automobile tout en renforçant la mobilité douce avec des estacades en asphalte grenaillé permettant de se rapprocher de l’eau", explique Fabrice Kusiak, chargé de projet pour JNC.

Rue Simon, l’aménagement de la berge comprend la création d’un espace en contrebas de la chaussée dans une sorte d’amphithéâtre doté de gradins. Rue Haute, une estacade sur deux niveaux doit ramener l’observateur plus proche de l’Ourthe avec des bancs en bois. Quant au pont, le projet prévoit son élargissement en amont via une plate-forme de 3,5 mètres offrant plus d’espace aux cyclistes et piétons. Les projections évoquent aussi la création d’une passerelle permettant aux PMR d’accéder à l’île de l’Oneux depuis la rue Haute, ainsi que des toilettes publiques à proximité du centre Rivéo.

Ronds-points

Les aménagements occasionneront quelques changements au niveau du stationnement. "On devrait perdre entre 32 et 39 emplacements sur l’ensemble du projet", souligne l’échevin des Travaux Gui Ponsard. "L’idée consiste à refaire un parking d’une quarantaine de places rue du Bâti."

Rayon mobilité, l’option consistant à créer des ronds-points de part et d’autre du pont n’a finalement pas été retenue. "Cela aurait nécessité la suppression de certains trottoirs sans pour autant constituer une solution pour les poids lourds", souligne le bureau d’études.

Les différentes phases de ce projet piloté par la commune avec l’appui d’Idélux sont respectivement financées par le SPW, le PCDR et le FEADER.