Namur-Luxembourg Parallèlement, une action en justice suit toujours son cours devant le Conseil d’Etat.

Les travaux de démolition du château de Noisy débutés le 31 octobre 2016 n’ont duré que quelques jours. Depuis la mi-novembre, ils sont complètement à l’arrêt. Et ils n’ont toujours pas repris. La raison est floue.

L’entrepreneur, la société Castagnetti, a évoqué à l’époque que des candidats s’étaient manifestés pour racheter des morceaux du château et qu’il fallait, dès lors, que chaque pierre soit numérotée pour faciliter son remontage.

D’autres hypothèses comme l’hibernation de chauves-souris ou l’arrêt des travaux en hiver ont été mises en avant. Contactée par nos soins, la société Castagnetti s’est fendue d’un "pas de commentaire, on ne communique pas", à nos questions.

Les autorités communales n’en savent pas plus. "On sait juste que les travaux n’ont pas repris", précise le bourgmestre de Houyet Yvan Petit. En attendant, une action en justice suit toujours son cours. Mi-décembre, deux habitantes de Houyet ont introduit un recours devant le Conseil d’Etat contre le permis de démolition accordé par la commune sur base de plusieurs éléments : absence d’enquête publique, Commission royale des monuments, sites et fouilles non sollicitée, etc.

Décision attendue du Conseil d’Etat

"L’affaire a été plaidée devant le Conseil d’Etat. La décision n’a pas encore été rendue mais l’auditeur a rendu un avis favorable. Il concluait à la suspension du permis. Cela ne veut cependant rien dire mais c’est positif. Je souhaitais ne pas en parler publiquement pour ne pas influencer le Conseil d’Etat", explique l’avocat des Houyetoises Alain Lebrun.

Si une suspension est prononcée, il reviendrait à la commune de mettre en ordre le permis de démolition qu’elle a accordé. "En attendant, les travaux n’ont effectivement pas repris et ils seraient idiots de les reprendre car nous introduirons un recours en extrême urgence. Leurs explications sont floues concernant l’arrêt des travaux. Ils parlent de négociations en cours."