Namur-Luxembourg Le bourgmestre regrette l’attitude du MR local derrière une question parlementaire.

Le député wallon Philippe Bracaval (MR) s’interroge quant au remboursement de montants que des membres du collège communal de Flobecq ont trop perçus.

"Cette affaire, qui remonte à 2001, résulte d’une erreur de la secrétaire communale de l’époque induisant une majoration de salaire de 10 % à laquelle le collège échevinal n’avait pas droit, rappelle Philippe Bracaval. Ce n’est que sept ans plus tard que le receveur communal avait mis au jour le problème, malgré le fait que les comptes avaient passé les filtres des organismes de contrôle."

Les remboursements se poursuivent

La ministre wallonne de tutelle, Valérie De Bue (MR), explique qu’un plan d’apurement avait été établi. "Mon prédécesseur, l’ex-ministre Paul Furlan, avait interrogé le directeur financier de la commune de Flobecq. Il avait répondu en septembre 2016 que Xavier Vancoppenolle a payé le solde de la somme due, que Philippe Mettens a accepté une saisie sur son salaire d’échevin et a remis le montant de son pécule de vacances. Il rembourse 220,68 euros par mois et est redevable de 10 369,55 euros. Quant à Isabelle Mouligneaux, elle a mis en place un ordre permanent d’un montant de 50 euros par mois à partir de mars 2016. Elle est redevable de 5 000 euros."

La ministre compte réinterroger les autorités communales afin d’actualiser ces données.

Renseignements pris du côté de la commune, le bourgmestre Philippe Mettens (PS) confirme que les remboursements se poursuivent. Il voit surtout le MR local derrière cette question parlementaire de Philippe Bracaval. "Cette affaire date de pratiquement vingt ans. Je ne sais pas dans quelle langue il faut répondre. Oui, nous remboursons. Je trouve cela pathétique de s’acharner pour essayer de trouver matière à controverse. C’est du grand n’importe quoi."

Pour Philippe Mettens, dans l’opposition, "le CDH a une attitude correcte, mais le MR essaie de faire feu de tout bois pour porter atteinte à notre réputation. Au MR, ce sont des attaques personnelles. Jamais, je n’ai entendu un débat sur un projet, une proposition, quelque chose de constructif… Lors du dernier conseil communal, le MR n’a même pas ouvert la bouche. Et pourtant, il y avait matière à débattre. C’est une opposition médiocre."

Et Philippe Mettens de prévenir le MR. "Ce qui va se passer dans les prochaines semaines donnera une autre image du MR et d’un élu en particulier. Comme on dit, le bac se retourne toujours sur le cochon…"