Namur-Luxembourg Deux mille tonnes de gravats provenant des 6 maisons abattues ont été évacuées par voie fluviale vendredi.

Ça y est, les six maisons expropriées ont été détruites pour laisser la place à l’entrée de la passerelle côté Jambes. Restait encore à évacuer les tonnes de gravats et morceaux de briques, béton, tuiles et autres matériaux pour offrir une vue dégagée sur la Meuse depuis la rue Mazy. C’est chose faite depuis ce vendredi.

A 9 heures du matin, les engins de chantier ont commencé à charger une barge d’une capacité de 3 000 tonnes. Quatre à cinq heures plus tard, le travail était fini. "En une demi-journée, on a évacué ce qu’il aurait pris 3 à 4 jours par camion", explique l’entrepreneur Stéphane Gerday. "Par la route, il aurait fallu 50 à 70 trajets, avec les inconvénients que cela implique sur la mobilité et les désagréments pour les riverains." Le même procédé a été utilisé par l’entreprise de travaux publics à Dinant, pour évacuer les gravats liés au chantier de la Croisette il y a peu.

La barge a ensuite emmené ses 2 000 tonnes de contenu à Andenne pour y être trié et recyclé. "On ne peut pas utiliser les matériaux tels quels. Il faut trier, enlever les particules fines comme la terre puis on concasse le tout et cela pourra être utilisé comme sous-couche pour la confection des voiries", précise Stéphane Gerday.

Les riverains ont immortalisé cet instant insolite

Qui sait ? Ces mêmes restes des six maisons serviront peut-être à combler les fondations des deux amorces de passerelle de part et d’autre de la Meuse d’ici à quelques semaines…

L’opération ne passe pas inaperçue dans le quartier et les riverains ne manquent pas de venir voir ce qu’il se passe et d’immortaliser l’instant sur leurs smartphones.

Il faut dire que les engins sont imposants et que chaque grappin permet de déplacer 500 tonnes. Les poussières, ils n’en souffriront pas trop puisqu’une brume est vaporisée afin de les empêcher de s’envoler et de les faire retomber au sol.

"J’habite dans un immeuble voisin et j’ai hâte que la passerelle soit construite", explique Claudine. "D’autant plus depuis qu’on a vu ce que donnait celle de Liège", renchérit son mari qui ne passe pas deux ou trois jours sans venir voir l’avancée des travaux.