Namur-Luxembourg

Le bourgmestre a succombé à une longue maladie.

La commune de Fernelmont le confirme ce matin: le bourgmestre (de 1989 à 2018) Jean-Claude Nihoul est décédé des suites d'une longue maladie.

On savait l'homme très malade, certains avaient même annoncé son décès ce week-end avant de se rétracter à la demande de sa fille.

Cela fait plusieurs mois qu'il avait des doutes sur le fait de poursuivre son engagement pour Fernelmont. Au printemps, la constitution de sa liste attendait des nouvelles de sa santé. Au lendemain des élections Jean-Claude Nihoul avait assuré qu'il continuerait au mayorat. Puis il a décidé de passer le flambeau à Christelle Plomteux, deuxième score de la liste du bourgmestre.

Préférant donner la priorité à sa famille et à son combat contre la maladie, Jean-Claude Nihoul gardait l'esprit combattif et espérait rester conseiller communal.

"Monsieur le bourgmestre laissera le souvenir d'une personnalité haute en couleur, dévouée comme nul autre à ses citoyens, et ne ménageant aucun effort pour que Fernelmont devienne une commune à vivre et où il fait bon vivre", déclare la commune avec une profonde tristesse.

Les marques de soutien et de sympathie peuvent être déposées à l'administration communale où un registre de condoléances sera mis à la disposition des citoyens pendant les heures d'ouverture. Il sera ensuite transmis à la famille.

Les réactions endeuillées n'ont pas tardé.

Maxime Prévot: "J’apprends à l’instant, les larmes aux yeux, le décès d’une personne pour qui j’avais énormément d’estime et d’amitié. Jean-Claude Nihoul fut un compagnon de route au cdH depuis de très nombreuses années, un bourgmestre qui a véritablement donné son envol à Fernelmont tout en veillant à en préserver la quiétude rurale. Un excellent président du BEP, attentif à tous les coins de notre province et ayant amorcé le déploiement du BEP vers les territoires intelligents (smart), ayant bien saisi l’importance de cet enjeu. Un homme d’une très grande humanité. D’une belle profondeur de débat, avec qui j’avais plaisir, comme de nombreux militants, à débattre. J’avais été le saluer à l’hôpital il y a quelques semaines, l’avais eu téléphone encore la semaine dernière. Jusqu’au bout il m’aura parlé avec passion de son engagement. Avec désir aussi. La maladie l’a emporté avec une injuste rapidité. J’embrasse chaleureusement son épouse Bernadette, les enfants et toute leur famille en ces moments particulièrement pénibles qu’ils traversent déjà depuis un petit temps mais qui prend un tournant plus aigu aujourd’hui..."