Namur-Luxembourg L’École démocratique de l’Orneau a accueilli dix nouveaux élèves et déménage début 2019.

En principe, la rentrée en tant que telle n’existe pas vraiment à l’École démocratique de l’Orneau (EDO). Et pour cause, l’école fonctionne toute l’année et propose un planning de vacances à la carte. Les élèves ont ainsi droit à 75 jours de congé par an et les répartissent comme ils (ou leurs parents) le désirent, l’école n’étant fermée que trois semaines par an. C’est pourquoi lundi, on fêtait une "non-rentrée", histoire d’accueillir les dix nouveaux élèves de l’établissement qui en compte désormais 34, âgés entre 3 et 18 ans.

Depuis son ouverture en 2016, l’EDO n’a cessé d’évoluer. Alors qu’elle accueillait une petite vingtaine d’élèves, elle passe désormais le cap de la trentaine, dont huit adolescents, huit élèves de primaire et trois en maternelle. En raison de la taille du bâtiment actuel, les inscriptions sont désormais sur liste d’attente. Une situation qui devrait prochainement évolué puisque l’école va "encore" (NdlR : elle a déjà déménagé en 2017) déménager vers un site d’un hectare et demi situé dans le petit village de Ferooz.

"Le paysage est encore plus rural et l’on va pouvoir démultiplier l’apprentissage vers la nature", explique Romain Gauthier, accompagnant et cofondateur de l’EDO. En effet, autour d’une pédagogie active, l’école favorise la connaissance de soi, de la nature, l’entraide mutuelle ou encore le partage. Bien que ne bénéficiant pas encore d’une reconnaissance officielle, l’école espère être reconnue prochainement comme projet pilote par la Fédération des établissements libres subventionnés indépendants et bénéficier ainsi de subsides.

Cela dit, les élèves passent leur CEB ou CESS comme tout autre élève et ce, comme s’il était élève à domicile par exemple.

En plus de la journée de présentation des nouveaux élèves et parents, le 3 septembre était aussi l’occasion pour l’EDO de lancer la diffusion de sa chanson L’école, ça nous colle à la peau au travers d’un clip réalisé en collaboration avec les rappeurs bruxellois du groupe PANG grâce à un financement participatif de 7.000 euros. Le clip permet notamment de parler de la philosophie de l’EDO en retraçant l’histoire de l’école.