Namur-Luxembourg Selon Jean-Claude Crémer, l’édifice serait devenu un dépôt de brocanteur.

L’ancien échevin Jean-Claude Crémer, candidat non élu sur la liste Citoyens positifs au récent scrutin communal, monte à nouveau au créneau pour réclamer la désacralisation de l’église d’Hemroulle (Bastogne). "Lorsque j’étais échevin du Culte, sous la législature de Philippe Collard, entre 2006 et 2012, j’avais obtenu l’accord du doyen de l’époque, Jean-Maurice Jacques", rappelle-t-il. "Quelques familles du village s’étaient opposées au projet et la désacralisation n’avait pas eu lieu."

Il explique qu’il réitère sa demande car l’église où l’on ne célèbre plus l’office serait devenue un dépôt de brocanteur. "Dans le village, il est de notoriété publique que les gestionnaires de l’Entrep’Eau en ont fait un dépôt. Ils y stockent des objets et du mobilier. Cette affectation de l’édifice religieux me choque."

Une fusion des fabriques d’église

Jean-Claude Crémer enchaîne en disant qu’une réflexion devrait être menée au niveau communal sur la désacralisation des églises qui ne sont plus fréquentées mais aussi sur la fusion des fabriques d’église. "Cette fusion permettrait de réduire les coûts et d’améliorer la gestion globale."

Contacté par nos soins, le doyen de Bastogne, Jean-Claude Pivetta, confirme que l’office n’est plus célébré à l’église d’Hemroulle car le nombre de prêtres dans le doyenné n’est plus suffisant. Par contre, il ne confirme pas l’information selon laquelle l’édifice religieux servirait de dépôt de brocanteur. Quant à la fusion des fabriques d’église, il annonce que la réflexion est en cours. "Les fabriciens ne sont plus assez nombreux. Une réorganisation s’impose si l’on veut continuer à gérer les fabriques de manière efficace."

La désacralisation de certaines églises, comme celle d’Hemroulle, n’est, selon lui, pas d’actualité. "Il faut d’abord prendre des dispositions pour fusionner les fabriques d’église et procéder à une réorganisation complète avant de songer à la désacralisation", conclut-il.