Namur-Luxembourg Les hôpitaux de Marche et de Bastogne, regroupés au sein de l'Ifac, ont la santé. L'assemblée générale a approuvé les comptes 2005. Un résultat meilleur qu'annoncé: la perte initiale de 1,7 millions d'euros se réduit à 1 million d'euros. Et 2006? Les perspectives sont encourageantes, avec un déficit programmé de 1,4 millions d'euros. L'élargissement du capital à Rochefort et à la Province de Namur est lui, dans la dernière ligne droite. «Nous sommes très confiants», assure le président de l'Ifac, Jean-Paul Ledoux.

L'homme l'est moins, actuellement, quant à une participation des communes de La Roche, Rendeux et Manhay. Elles ne mettent pas un euro dans les cliniques. «Nous attendons les élections et nous espérons que le Saint-Esprit passe par là !», précise-t-il.

Les deux sites doivent, eux, continuer à fonctionner. À Marche, les travaux de modernisation (10 millions d'euros) seront entamés d'ici quelques mois. Les services des urgences et des soins intensifs seront dans des nouveaux locaux. On va aussi aménager un nouveau bloc opératoire.

Et la restructuration des cliniques luxembourgeoises? On le sait, des experts y travaillent. «Notre position n'a pas changé. Nous souhaitons une fusion avec le CHA. Mais on a besoin d'être deux, pour ça!»,

L'Ifac poursuit donc sa réflexion en vue de créer un site unique pour les soins aigus (300-350 lits), près de Marche. Des discussions ont été entamées avec Idélux. «C'est un gros projet et l'intercommunale a un savoir-faire», indique le directeur général, Paul Gérard. Les dirigeants de l'Ifac insistent: il est temps d'avancer. «Le recrutement des médecins dans nos régions et avec nos outils constitue un problème».

© La Libre Belgique 2006