Namur-Luxembourg

Le bourgmestre de Durbuy, Philippe Bontemps (CDH), n’a pas l’intention de verbaliser la carrière de la Préalle, à Heyd (Durbuy).

Fin octobre, le ministre Philippe Henry (Ecolo) avait cassé le permis unique pour une partie des installations. Motif ? Une étude d’incidences était obligatoire.

Cette décision avait été prise suite à un recours d’une série de riverains. Leur avocat, Me Alain Lebrun, réclamait du pouvoir politique - et de la commune singulièrement - qu’il prenne ses responsabilités et fasse arrêter l’activité. Mais Philippe Bontemps n’a pas l’intention de dire "stop" aux responsables de la société exploitante.

"Nous avons eu deux réunions avec l’entreprise et ses avocats. J’ai relevé leur volonté d’aller de l’avant et d’effectuer les démarches nécessaires pour se mettre en conformité", indique-t-il. "J’assume ce choix, tout en comprenant les réclamations de certains voisins. J’ai d’ailleurs demandé à la société d’améliorer rapidement le système d’arrosage pour éviter les rejets de poussière. Un agenda de régularisation est sur la table", ajoute-t-il.

L’exploitant de la carrière conteste pour sa part la manière dont les services du ministre ont calculé le volume de l’activité de concassage, un des points visés dans l’annulation du permis.

Pour Philippe Henry, le site entre dans la catégorie des établissements de classe I. Conséquence : une étude d’incidences était obligatoire.

La carrière, lancée en 1946, connaît une activité importante et commercialise des produits concassés calcaires. Pourtant, "depuis près de dix ans, elle fonctionne sans permis. Cela démontre une fois de plus la faillite des systèmes de contrôle en Région wallonne", déclarait récemment le conseil des riverains, Me Lebrun.

De leur côté, les dirigeants de la carrière ont exprimé leur souhait de travailler avec toutes les autorisations requises. Le fonctionnaire délégué avait, lui, délivré le permis unique.