Namur-Luxembourg

L'introduction d'une demande de permis visant l'installation d'un téléphérique à Namur est prévue pour le début de l'automne, a indiqué vendredi le bourgmestre de Namur Maxime Prévot lors d'une conférence de presse faisant le point sur "ce projet ambitieux". 

Le conseil communal devra auparavant marquer son accord sur le contrat de concession et le fonctionnaire délégué devra quant à lui octroyer le certificat de patrimoine. La Ville travaille sur ce dossier depuis 2013, date à laquelle l'étude de faisabilité a été lancée pour finalement aboutir à une décision unanime du comité d'accompagnement validant le tracé 9 bis. 

En 2015, le conseil communal opte pour une concession de travaux publics et ouvre les candidatures pour finalement aboutir à une seule offre, celle du consortium "Franki-Poma-Labellemontagne". Après une révision de l'offre, le contrat de concession est octroyé en juin 2017, pour lequel la Ville s'engage pour un montant annuel fixe de 600.000 euros TVAC pour une période de 30 ans. L'offre retenue propose l'implantation de huit pylônes, dont cinq seront intégrés au site de la Citadelle.

Deux stations sont prévues, l'une en aval et donc située sur la place Maurice Servais. Elle prévoit notamment un espace Horeca ainsi qu'une terrasse en lieu et place de l'ancienne crèche des "P'tits Pouyons", dont la démolition est fixée au mois d'août.

Quatre trains de trois cabines permettant d'accueillir six passagers seront disponibles et effectueront les 670 mètres permettant de relier le centre à la Citadelle pour une dénivellation de 103 mètres. Dans un premier temps et afin d'évaluer le marché, seuls deux trains seront installés. L'opérateur aura maximum 5 ans pour ajouter les deux autres trains.

La deuxième station sera installée sur l'esplanade de la Citadelle et côtoiera ainsi le futur Pavillon de Milan (en cours de construction). L'agencement de la "gare" a été pensé de manière à avoir une vue sur l'ensemble des activités de la Citadelle (pavillon de Milan, Terra Nova, etc.) en débarquant sur l'esplanade.

Par ailleurs, le bourgmestre a rappelé que tous les aspects, qu'ils soient patrimoniaux, archéologiques, paysagers, administratifs, juridiques, financiers ou environnementaux ont fait l'objet de concertations avec la Région, la Ville et une série d'experts. Des analyses qui ont permis au comité de certification du patrimoine de remettre un avis favorable sur le dossier. L'octroi du certificat est quant à lui annoncé pour septembre. Le permis devrait être délivré début 2019 pour débuter les travaux la même année.