Namur-Luxembourg Les deux Maisons du tourisme ont désormais fusionné et cela n’a pas été chose simple.

D’un côté, la Maison du tourisme du Pays de Namur réputée pour son fonctionnement plutôt administratif et politique et de l’autre celle de la Haute-Meuse dinantaise au fonctionnement plutôt privé. Pourtant, depuis le 1er avril, les deux institutions forment ensemble la Maison du tourisme de la Vallée de la Meuse Namur-Dinant.

Pour en arriver là, il aura fallu environ trois ans de négociations et d’argumentations tant auprès des employés que des communes. "L’ambition de mariage n’a pas été évidente car les deux maisons sont certes complémentaires mais fonctionnent de manière différente. Il a fallu beaucoup parlementer pour arriver à faire comprendre que le projet ne pouvait être que bénéfique à l’ensemble de la région", explique Francis Henry de Frahan, coprésident de la nouvelle Maison du tourisme.

En parlant de fusion, le personnel craignait notamment la suppression d’emplois. Une crainte qui a rapidement été apaisée, puisqu’il a été décidé, dans un premier temps, de ne pas toucher aux deux pôles d’informations et donc aux équipes. "Il y a certaines choses qui ont changé comme la direction et la coprésidence, mais une fois que les choses ont été claires, le personnel a été rassuré."

Des communes réticentes

En matière de présidence, c’est donc Francis H. de Frahan qui occupe le siège avec l’actuelle échevine namuroise du Tourisme, Patricia Grandchamps.

"Cette coprésidence se veut temporaire pour rassurer les communes de part et d’autre, précise-t-elle. A terme, d’ici un an ou deux, le conseil d’administration désignera un président unique."

Dépendante de son mandat politique, l’échevine pourrait devoir laisser ses fonctions à la suite des élections communales. L’échevin(e) désigné(e) prendra alors temporairement les rênes, toujours en tant que coprésident(e). Du côté des communes, certaines ont été plus réticentes que d’autres. "Il y a des communes qui n’y croient pas trop, qui se sont senties un peu forcées de nous rejoindre, mais je crois que les hésitations s’atténuent avec le temps", commente le coprésident.