Namur-Luxembourg   La fraternelle royale des chasseurs ardennais vient d’acquérir une moto datant de 1938.

Lorsque le musée tenu par la fraternelle des chasseurs ardennais a eu vent de la vente de la moto Gillet AB (Armée belge) 38 (date de création), il ne fallait pas tergiverser.

Dans le musée du camp militaire de Marche, les véhicules motorisés sont rares. "C’est une chance inouïe que nous avons eue. Un collectionneur bruxellois nous a dit qu’un autre collectionneur belge souhaitait s’en débarrasser. On ne pouvait pas laisser passer cette occasion. Il faut savoir que ce type de modèle est vraiment très rare à trouver en Belgique. Seuls quelques particuliers possèdent encore une moto de la marque Gillet", commente Jean-Marie Wallon, l’adjoint du conservateur du musée. Mais il fallait d’abord débourser environ 7 000 € pour recevoir le précieux engin. Une somme qui a été récoltée avec l’aide des sympathisants de la fraternelle.

Trois gros constructeurs belges

"Le plus gros du montant a été payé sur fonds propres. Mais nous avons également sollicité les membres et tous ceux qui voulaient nous aider. On a donc payé avec une partie de l’argent reçu via des dons. 7 000€, cela reste un prix très intéressant. Je dirais même bon marché. N’oublions pas que cette moto était utilisée pendant la Seconde guerre Mondiale par les chasseurs ardennais. Elle rentre donc au bercail, presque 70 ans après avoir disparu de la circulation", ajoute notre homme.

Dans les années quarante, trois gros constructeurs de motos se partagent le marché belge : Saroléa, la FN Herstal et Gillet. Les chasseurs ardennais étaient déjà des privilégiés à l’époque. Seulement une centaine de modèles ont été fabriqués et distribués à ces derniers. Une moto rare, comme on vous le disait.

La moto récupérée est actuellement en format "civil". Mais Jean-Marie Wallon et son équipe vont la relooker. "On souhaite retrouver les couleurs militaires d’origine. Mais aussi changer quelques éléments pour qu’on retrouve le look d’une moto de l’armée. Nous allons donc tenter de récupérer par-ci, par-là, quelques équipements d’époque. Si nous en trouvons… Cela peut prendre quelques mois", conclut-il. En attendant, les curieux peuvent l’apercevoir telle quelle à l’intérieur du musée marchois.