Namur-Luxembourg

A l'instar d'autres projets d'adaptation d'infrastructures routières, le dossier du contournement des villages de Signeulx, Baranzy, Musson et Halanzy n'est pas neuf. En effet, dans les années 70, on évoquait déjà cette déviation.

14 kilomètres

Mais que fait le gouvernement wallon? Michel Daerden, ministre de l'Equipement a répondu à cette question au Parlement wallon: «Effectivement, le dossier du contournement des villages de Signeulx, Baranzy, Musson et Halanzy n'est pas neuf. Les premières études à ce sujet ont été entreprises dans les années 70. Elles ont permis d'élaborer un projet qui a conduit à inscrire un tracé complet au plan de secteur. Durant l'année 1986, il a été procédé à des expropriations mais uniquement à hauteur de Signeulx. Ainsi, sur les 104 emprises que nécessiterait un grand contournement, il n'y en a que 21 qui ont été acquises à ce jour.» Le tracé, d'une longueur de 14 km, traverse des zones Natura 2000 à hauteur de Musson et Baranzy. «Sa réalisation nécessiterait un investissement de l'ordre de 24 millions d'euros. A titre de comparaison, j'informe l'honorable membre que le budget d'investissement réservé à la province de Luxembourg dans le domaine routier s'élève à 7 millions d'euros. Ainsi, ce projet à lui seul engloutirait plus de trois années d'investissement en province de Luxembourg. Ce sont autant de carrefours qui ne sauraient être traités, d'écoles sécurisées, de traversées de villages améliorées.»

Sécurité au quotidien

Devant ce constat, le ministre a fait des choix: «J'ai plutôt pris une voie pragmatique centrée sur la sécurité au quotidien. Ainsi, j'ai lancé une étude d'aménagements de sécurité dans les traversées de ces villages visant, par des aménagements physiques, à réduire la vitesse et à dissuader les poids lourds en transit à emprunter cet itinéraire. Cette étude est réalisée sous l'égide d'un comité d'accompagnement incluant les responsables locaux.»

© La Libre Belgique 2005