Namur-Luxembourg Jean-Marc Van Epen n’apprécie pas la réforme en catimini de Willy Borsus.

Il a beau afficher un compte 2017 positif avec une bonne progression de la trésorerie, une diminution de la dette et une augmentation des fonds propres, Jean-Marc Van Espen fait grise mine depuis quelques jours. Il n’apprécie pas que les ministres wallons, pourtant membres du MR comme lui, aient fait passer des réformes diminuant les moyens accordés aux Provinces.

"Lorsqu’il était question de la réforme des Provinces l’an dernier, il avait été assuré qu’elle serait l’œuvre d’une concertation. Je regrette de constater que plusieurs mesures ont été prises sans aucune consultation", déplore le député-président de la Province de Namur qui n’a eu aucun contact ni avec Willy Borsus ni Pierre-Yves Jeholet ni Valérie De Bue.

Ainsi, selon l’Association des provinces wallonnes, la Province de Namur perdra, de manière cumulée, 8,9 millions d’euros d’ici à 2021.

Une invitation au dialogue

Le gouvernement wallon a multiplié les décisions qui mettent en difficulté les provinces, sans que la moindre communication ou concertation préalable n’ait été organisée.

Il y a, d’une part, la réduction de 5 % du Fonds des provinces décidé en août 2017 ainsi que de nouvelles réductions du Fonds des provinces annoncées : 2 % en 2019 et 3 % en 2020.

"La réforme des points APE dont les provinces seront désormais exclues, nous concerne de plein fouet alors que les Villes seront épargnées. Cela nous coûtera très cher et nous ne pourrons sans doute pas maintenir le volume d’emploi tel que nous le connaissons", épingle Jean-Marc Van Espen.

Sans oublier la modification des pensions (deuxième pilier) qui va aussi largement peser sur le budget.

Certaines de ces mesures imposées affectent le budget 2018 en cours d’année, sans que la Province de Namur, comme les autres, ait pu les budgéter. "Pour certaines décisions, il s’agit de véritables surprises que nous apprenons par la presse", regrette le député-président namurois qui invite pourtant au dialogue tant sur la scène institutionnelle qu’au sein de son parti.