Namur-Luxembourg La Défense peut encore décider de laisser ses 300 résidents occuper une partie du site.

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe la semaine passée, lorsque la Défense annonçait lancer la procédure d’expropriation dès le 1er mars, laissant un mois aux résidents du centre de la Croix-Rouge de Belgrade pour quitter les lieux. Cela dit, quelques explications s’imposent. En effet, la Défense a pour ambition, et cela n’a jamais été un secret, de vendre le site de Belgrade.

Pour vendre un bien, la Défense peut procéder de deux manières, soit par ventes publiques soit via un arrêté d’expropriation. Une deuxième solution qui a été choisie pour vendre le site de Belgrade, dont le BEP s’est porté acquéreur pour une partie du site. "Une partie des bâtiments de l’état-major et qui se situe à l’entrée du site ne nous intéresse pas et ne fait pas partie du périmètre d’acquisition", explique Ingrid Bertrand, porte-parole du BEP. Une acquisition qui n’a pour l’heure pas encore été actée, l’arrêté ministériel n’ayant pas encore été signé. De même, le dossier de subside sollicité auprès de la Région wallonne par le BEP n’a pas non plus encore été signé. Toujours est-il que si cette acquisition est affirmée, une lueur d’espoir est encore possible, moyennant négociations avec la Défense.

Mobilisation

Les bâtiments de l’état-major qui ne trouveraient pas acquéreur pourraient alors être utilisés par les résidents. Le BEP a, quant à lui, annoncé qu’il pourrait leur céder un espace dédié à la restauration et au stockage. "Au vu de la fonction du bâtiment, nous pourrions leur prêter sans pour autant perdre le subside de la Région", précise-t-on au BEP en rappelant que ce subside est dédié au développement économique d’entreprises. Cela dit, cette solution n’est valable que dans l’hypothèse où la Défense accepte un processus de négociation. "Pour le moment, nous attendons leur retour, j’espère le plus rapidement possible. A notre niveau, il subsiste encore énormément d’incertitudes, même si le dossier d’expropriation n’a jamais été une surprise", affirme de son côté Quentin Courtois, directeur adjoint du centre de la Croix-Rouge de Belgrade. En attendant cette décision, les Namurois se mobilisent et en particulier le Collectif citoyen solidaire qui organise ce mercredi à 18 h, un rassemblement place de l’Ange contre la fermeture brutale du centre.