Namur-Luxembourg Dix axes sur fond d’une étude de l’ULg.

Le point de départ de la réflexion des démocrates humanistes est l’étude du Segefa (ULg) sur l’état du secteur économique et commercial d’Andenne, en particulier du centre-ville. Au moins pour le constat de base. Ensuite, viennent les propositions.

Le tout était exposé ce samedi, lors d’un rendez-vous fixé par la locale orange. "Nous voulons donner un accent positif, il ne s’agit pas de dire que tout va mal à Andenne, et les choses sont en train de bouger, malgré un grand point négatif qui à nos yeux reste le stationnement", note Etienne Sermon, patron du CDH andennais. "Le commerce n’est pas mort. Ici, nous voulons mettre dix groupes d’idées sur la table."

Un discours nuancé donc, qui revient sur les difficultés économiques de la cité dans les années 1980, les grands travaux urbains, et bien sûr la réalisation de l’éco-quartier des Tilleuls qui fait largement consensus au sein de tous les groupes politiques. Le parking, surtout, est pointé du doigt.

L’étude du Segefa a pointé les points faibles

"L’étude du Segefa cite comme points faibles la privatisation du parking du centre-ville ; la diminution de l’accessibilité du centre ; la saturation commerciale et l’augmentation du nombre de vitrines vides ; le manque d’aménagement public rue Brun et aux Quatre-Coins. Le déclin du cœur de ville et l’apparition de cellules vides ne font qu’affaiblir encore plus cette perte d’attractivité dans ce que nous pouvons qualifier de cercle vicieux de la désertification."

Quels sont les remèdes avancés ? Dix propositions sont listées, depuis un cadastre des commerces et des cellules vides accompagné d’un outil d’évaluation à une offre de parkings gratuits en passant par une fiscalité plus douce pour les commerçants, des activités événementielles, le développement du potentiel touristique, une valorisation de l’image ou encore rendre la ville "smart city". Avec chaque fois des exemples d’actions concrètes. Par exemple, sur le chapitre des cellules vides, le CDH prône des décorations momentanées des vitrines, des primes à la rénovation commerciale, l’accueil de pop-up stores et autres magasins éphémères, voire des expositions temporaires pour permettre à des artisans et artistes locaux de se faire connaître.