Namur-Luxembourg Le relais social urbain doit démarrer le plan hiver sans matériel ou presque.

Après l’épisode kafkaïen qui a paralysé une partie de son fonctionnement pendant plusieurs semaines (lire encadré), le réseau social urbain namurois voit enfin sa situation débloquée. Mais le RSUN doit démarrer le plan hiver avec peu de réserves et n’a pas pu passer ses commandes. "En ce qui concerne les effectifs, les partenaires ont tout de même procédé aux recrutements nécessaires. Mais on peut seulement annoncer les montants qui leur seront alloués dans le cadre du plan hiver", explique Olivier Hissette du RSUN.

Là où les complications administratives ont semé la pagaille, c’est dans le matériel. "On n’a presque plus rien dans nos réserves, on peut commencer à passer commande, mais on ne sera livré que plusieurs jours après le démarrage du plan hiver. Or, les prévisions météo sont mauvaises pour les jours prochains", s’inquiète Olivier Hissette qui lance un appel aux couvertures.

"Il nous en reste une petite dizaine seulement et c’est le plus urgent. Si des personnes ont des couvertures en bon état chez elles, elles sont les bienvenues ainsi que des chaussures, des sacs de couchage, des vêtements thermolactyl", énumère-t-il.

Côté gants, écharpes et bonnets, les stocks devraient faire l’affaire, mais les associations de terrain manquent souvent de matériel hygiénique : des langes pour adultes, des serviettes hygiéniques, des sous-vêtements féminins et masculins…

Bien sûr, la structure reçoit un budget de la Région pour le plan hiver. Mais les demandes (120.000 €) sont supérieures à la somme allouée (73.000 €) pour l’arrondissement judiciaire de Namur.

"Heureusement, Namur ville prend à sa charge environ deux-tiers de ses besoins pour le plan hiver, ce qui nous permet de soutenir d’autres partenaires comme Namur Entraide sida qui s’investit dans les maraudes, Andenne qui a vu ses besoins augmenter de 300 % l’hiver dernier en raison des températures ou la Basse Meuse qui offre des petits déjeuners solidaires comme point d’accroche, poursuit-il. Ces petits déjeuners semblent anodins, mais ils offrent aussi un chauffoir, et permettent de formuler une demande."