Namur-Luxembourg S’il n’y a pas de recours comme l’an dernier, elles seront prêtes dans 15 jours.

Le marché des Namourettes a été attribué début du mois, mais c’est le black-out total de la ville tant sur le nom du concessionnaire que sur la date de leur mise en circulation des barges qui font désormais le charme de Namur en été.

La Ville craint en effet un recours en annulation de l’attribution du marché comme l’an dernier. Des péripéties juridiques qui ont coûté pas mal d’argent au contribuable pour ne voir les barges à moteur que quelques semaines.

A partir du 30 juin

La nouvelle ne sera officialisée que le mardi 19 juin, moment où le marché sera définitivement attribué car le délai de recours passé : les Namourettes reprendront du service le samedi 30 juin prochain. Et ce, 7 jours sur 7 jusqu’à fin août puis seulement les samedis et dimanches de septembre.

On n’aura pas d’explication claire sur la raison du lancement tardif de l’appel d’offres cette année, surtout après les péripéties de l’an dernier. On évoque les délais légaux, la remise en état… Il en résulte qu’elles commenceront à circuler sur la Sambre et la Meuse quelques semaines plus tard que les années précédentes.

Un recours au Conseil d’Etat

Généralement, les Namourettes sortaient pour Namur en mai avant d’être remisées jusqu’au premier week-end de juin. Cette fois, c’est jusqu’au premier week-end de juillet. Les aficionados de ce moyen de transport - pardon : de plaisance puisque c’est une des pierres d’achoppement du dossier - espèrent une saison complète l’an prochain.

L’ironie de l’histoire, c’est que le concessionnaire de la saison 2018 n’est autre que Bernard Schorkops, de la société Nautic Loisirs de Lives-sur-Meuse. Celui-là même qui avait introduit un recours l’année dernière, paralysant les Namourettes une partie de l’été.

Il avait eu gain de cause en septembre : la tutelle wallonne ayant tranché en sa faveur après sa plainte et cassé le marché attribué par la Ville à l’exploitant habituel des Namourettes, Art|wood, qui demandait l’an dernier 286 000 € pour l’exploitation des embarcations deux mois pleins et deux mois en week-end.

La Ville avait ensuite décidé d’introduire un recours au Conseil d’Etat, dont la décision n’est pas encore connue.

Bernard Schorkops n’a pas divulgué son offre de prix, mais elle se situe nettement en dessous de ce que son concurrent demandait l’année précédente.