Namur-Luxembourg Certains secteurs sont plus touchés que d’autres depuis plusieurs années.

L’association des commerçants de Namur vient de sortir son état des lieux annuel. Si certaines activités voient le nombre de commerces stables comme l’horeca et l’alimentation (night shop, etc.), d’autres connaissent une courbe descendante depuis plusieurs années. Inquiétant.

"En dix ans, nous voyons se réduire d’une centaine le nombre de commerces en activité et ce malgré le fait que pour de nombreux nouveaux candidats commerçants, Namur reste attractive ? Cela ne suffit pas", estime l’association des commerçants qui déplore d’une seule voix "une baisse indéniable dans la qualité et la diversité des commerces". Trop de snacks s’installent dans les rues aux belles boutiques, entend-on régulièrement.

De 1 180 emplacements commerciaux en 2005, on est passé à 1 065 l’an dernier. Parmi ceux-ci, 834 sont en activité contre 934 en 2005. Si 113 commerces ont fermé leurs portes en 2016 (un record : il n’y en avait que 85 en 2005), le nombre de nouveaux magasins est lui aussi record, mais proportionnellement moins important : 79 l’an dernier contre 67 en 2005.

Si les secteurs horeca, alimentation, beauté et informatique sont en croissance (en nombre d’enseignes), les bijouteries, magasins de chaussures, salons de coiffure, librairies, boutiques de déco ou de loisirs, de vêtements, de services et même de télécoms sont en baisse.

Une politique commerciale équitable

Il est grand temps de réagir et d’instaurer pour le centre-ville "une politique commerciale équitable par rapport à la périphérie et à l’éventuelle nouvelle concurrence d’un centre commercial".

L’Association des commerçants fait face à un enjeu de taille cette année : "rester en contact permanent avec le monde politique pour l’inciter à prendre ces mesures adéquates qui nous font cruellement défaut".