Namur-Luxembourg Un premier bilan a été dressé par le repreneur ce jeudi matin.

Il y a pratiquement un an jour pour jour, le repreneur des Jardins d’Annevoie organisait une conférence de presse pour se présenter, ainsi que les différents défis qui l’attendaient. En rachetant ce site classé historiquement à la Région wallonne, il s’est engagé à remettre les jardins et le château en état, à réparer les dégâts naturels et infractions urbanistiques faites par l’ancien propriétaire.

Ce jeudi, après un an de travaux, Ernest-Tom Loumaye a présenté les avancées déjà réalisées. Celles-ci concernent principalement les jardins. Il s’est pour cela entouré d’un architecte paysagiste qui a notamment été formé en participant à la rénovation des parcs du château de Versailles. "Les pieds des tilleuls ont été dégagés des broussailles, ce qui permet de revoir la ligne d’horizon, qu’on ne voyait plus depuis longtemps. On voit aussi l’enfilade des trois cascades. Les charmilles ont été raccourcies de 80 cm, à la cisaille et au sécateur. Les plantes invasives ont été retirées du Jardin des nénuphars. Tous les bosquets, les pavillons et les décors sculptés ont été remis à niveau. L’allée française a été replantée avec de l’hilex crenata, qui ressemble à du buis mais qui n’en est pas, car ce dernier est victime d’une maladie dans toute l’Europe depuis une dizaine d’années", explique l’architecte paysagiste Jean-Baptise Duchêne.

Redécorer les façades extérieures

Les autres travaux à réaliser concernent le bâti. Ils n’ont pas encore débuté. Pour cela, Ernest-Tom Loumaye s’est une nouvelle fois entouré d’un professionnel. "Ils font toujours l’objet d’une réflexion. Il y a le château et une série de dépendances. On sait qu’il y a eu une évolution favorable du site du XVIIe au XVIIIe siècle, puis des changements défavorables. L’état de référence choisi est le XVIIIe siècle. On dispose d’énormément d’archives", a expliqué Romuald Casier, architecte du patrimoine qui a notamment pu travailler sur l’Acropole à Athènes et sur le Colisée à Rome.

On sait par exemple qu’il est prévu d’enduire les pierres du château avec un enduit fin et lisse jaunâtre et de recouvrir les briques d’un enduit de lissage. Mais aussi de redécorer les façades extérieures.

Pour l’ensemble de ces travaux, qui se chiffrent en plusieurs millions d’euros, le propriétaire a choisi de ne pas demander de subvention à la Région wallonne. Ce qu’il aurait pourtant pu faire. "Cela nous permet de gagner du temps en évitant les marchés publics", précise-t-il. Et ainsi de choisir lui-même les corps de métier, à l’aise avec l’artisanat. "Les Jardins d’Annevoie sont classés historiquement. L’objectif est qu’ils figurent de nouveau au patrimoine exceptionnel de Wallonie", a affirmé Ernest-Tom Loumaye.