Namur-Luxembourg Anne Hubinon se plaint de la fréquentation et Pierre-Yves Dupuis plaide pour une piscine sans chlore.

Les piscines namuroises ont été largement débattues au conseil communal de Namur. La conseillère Ecolo Anne Hubinon a évoqué la surpopulation des piscines de Jambes et Salzinnes alors que celle de Saint-Servais vient encore d’être fermée pour de longs mois en attendant de nouveaux travaux, imprévus cette fois.

Elle évoque la déception des enfants qui, arrivant pour la baignade, constatent que pas un couloir n’est libre pour se baigner. "La suppression de Saint-Servais implique la suppression de 33 % des plages horaires ouvertes au grand public. Il n’est pas rare d’arriver dans une piscine bondée où l’on vous demande de revenir plus tard", fait-elle remarquer. "En ouvrant les jours de semaine de 7 h à 18 h 30 et de 8 h à 19 h les samedis et dimanches, on aurait 17 heures supplémentaires", évoque-t-elle comme solution.

Si l’échevin des Sports Baudouin Sohier va proposer à ses services d’annoncer en ligne les horaires où la fréquentation de la piscine est à son comble, acceptant l’idée de démarrer à 7 h au lieu de 7 h 30, il n’envisage pas d’ouvrir plus tard et certainement pas le dimanche après-midi.

Le chlore abandonné

"Vos propositions de modification des horaires ne peuvent se résumer à un simple calcul mathématique. Nous avons déjà tenté par le passé l’expérience d’ouvrir le dimanche après-midi et cela ne fut pas un succès", rappelle-t-il.

Pierre-Yves Dupuis, conseiller indépendant rejoint par Anne Hubinon, a lui plaidé pour qu’une des trois piscines namuroises abandonne le chlore pour un système de traitement de l’eau moins agressif comme le brome, l’ozone, l’ionisation… "Le chlore est polluant et surtout allergisant pour les voies respiratoires, la peau, les yeux. Il est particulièrement néfaste pour les enfants", fait remarquer le médecin. "Profitons de la rénovation future de la piscine de Salzinnes pour changer le système de filtration et de désinfection, d’autant que c’est la piscine la plus fréquentée par les écoles."

"On va étudier la possibilité de remplacer le chlore dans le futur cahier des charges", a répondu l’échevin des Bâtiments publics Tanguy Auspert, refusant cependant de s’engager formellement. Ce que regrette le conseiller. "La santé n’a pas de prix. Ce serait un gâchis voire une faute de ne pas le faire alors que la rénovation se profile."