Namur-Luxembourg Le thème Cultivons le climat présenté dans le cadre du sommet des producteurs.

L’équipe de la Foire agricole de Libramont maintient le cap : le thème de l’édition 2017 s’articulera bien autour du changement climatique, n’en déplaise aux climato-sceptiques.

Le lancement de la thématique Cultivons le climat s’est déroulé jeudi dans le cadre du sommet des producteurs, qui a réuni au LEC des représentants des secteurs agricoles et forestiers. "Aujourd’hui, il n’est plus possible de nier la réalité du changement climatique", a souligné Natacha Perat, la directrice de la Foire. "Agriculteurs et forestiers en sont les témoins chaque jour. Ce phénomène nous concerne tous et nous oblige à réagir."

Les agriculteurs ont un rôle à jouer

Si l’agriculture et la sylviculture ne sont pas les plus grosses génératrices de gaz à effet de serre, ni les secteurs qui devront faire le plus d’efforts dans la perspective d’une Belgique bas carbone en 2050 - l’énergie, le transport, l’industrie et le logement étant bien plus concernés - les agriculteurs et sylviculteurs ont un rôle à jouer.

"Une foule d’opportunités telles que la réduction de carburant, d’énergie […] s’offre à eux", a poursuivi Natacha Perat. "Libramont&Co, forum interprofessionnel du monde agricole, est né de la conviction que des bouleversements surgira un nouveau monde auquel il convient de contribuer sous peine d’y être broyés."

Le Sommet des producteurs avait notamment pour objectif d’illustrer le thème 2017 de la Foire agricole et forestière, programmée sur le champ de foire, du 28 au 31 juillet et, en forêt, les 1er et 2 août, afin que les secteurs concernés puissent s’inscrire, en parfaite connaissance de cause, dans cette thématique. Les organisateurs ont non seulement fait la nique aux climato-sceptiques mais ont aussi réagi à la campagne controversée "40 jours sans viande pour sauver la planète". En réaction à cette action, ils proposent la campagne "40 jours pour soutenir nos agriculteurs" car, selon eux, argumenter en faveur du végétarisme en utilisant l’argument de l’impact environnemental n’est ni correct, ni acceptable en Wallonie.